Je ne suis pas dans la rigolade. On se trompe beaucoup là-dessus. J'aime le rire, j'aime une espèce de joie. Mais la rigolade, c'est autre chose

Arletty
Arletty © Sipa

28 septembre 1972, Jacques Chancel reçoit Arletty ...

Fataliste et généreuse, la comédienne évoque ses métiers avant le cinéma, ses débuts, les films qu'elle a aimé tourner, les pièces "idiotes" dans lesquelles elle a joué, ses amis, Céline et Montherlant , les peintres pour lesquels elle a posé, son amour de la vie, le tout dans un grand éclat de rire.

J'entrais pour passer dans ce métier, par curiosité. A 20 ans, je suis entrée dans ce métier pour me dire, "bon ben je connaîtrais un peu ça, je serais montée sur les planches, j'aurais vu des acteurs" et puis je serais allée ailleurs, à l'aventure... et le théâtre m'a retenu...

En 1930, elle débute devant les caméras dansLa douceur d'aimer de Rene Hervil et très vite le succès est là, notamment grace à des comédies commeFric-frac ou Circonstances atténuantes . C'est là que Marcel Carné la remarque. Il la dirige dans Hôtel du Nord (et son fameux "Atmosphère, atmosphère …! "),Le Jour se lève , Les Visiteurs du Soir et bien sûr Les Enfants du Paradis , où elle incarne l'inoubliable Garance, son rôle le plus marquant et le point culminant de sa carrière d'actrice.

Pendant l'occupation, elle tombe amoureuse d'un officier allemand. "Mon cœur est français mais mon cul est international ! " aurait-elle déclaré quelques temps plus tard alors que sa carrière marquait le pas. Le cinéma ne lui proposant plus de rôle intéressant, elle revient au théâtre.En 1962, devenu presque aveugle elle tourne son dernier film, Le Voyage à Biarritz de Gilles Grangier. Elle abandonne la scène en 1966 alors qu'elle joue dans la pièceLes Monstres sacrés de Jean Cocteau.

►►► POUR ALLER + LOIN

> Le scénario de Céline pour Arletty

Les invités
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.