Les candidats à la présidentielle ont dévoilés cette semaine leurs programmes concernant les média

Réunis par l'Union des Entreprises de Conseil et Achat Media (Udecam) jeudi à Paris, c'est Benoit Hamon qui a été le 1er à exposer son projet. Il a d'ailleurs été le seul à ne pas se faire représenter.

Premier grand sujet, la concentration des médias : trop intense selon Benoît Hamon

Ce que propose le socialiste, c'est une grande loi. Loi qui interdirait à un groupe de détenir plus de 40% du capital d'une entreprise de média ou de dépasser le seuil de 20% s'il en possède plus de 2.

Quelles pistes pour Jean-Luc Mélechon ?

Inscrire l'indépendance des média dans la constitution, créer un conseil supérieur des média qui fusionnerait CSA, commissions paritaires des publications, agence de presse et bureau de vérification de la publicité...

Pour Emmanuel Macron ?

Il présentait le même jour son programme dans une autre salle, il faut créer un nouveau statut de l'entreprise de presse, sur le modèle des trust anglo-saxons.

Et le Front national ?

Lui veut s'attaquer aux entreprises qui vivent de la commande publiques d'une main et possèdent des médias de l'autre. Marine Le Pen limiterait ainsi à 30% la part du chiffre d'affaires de commandes publiques dans les groupes qui détiennent des médias.

Autre champ largement discuté : l'audiovisuel public

Sujet qui a retenu toute notre attention ici à France Inter, vous vous en doutez !

Si Nathalie Kosciusko-Morizet, pour François Fillon, verrait bien une rationalisation du nombre de chaînes face à la délinéarisation des programmes, le Front National via son monsieur économie, l'ancien batteur du chanteur De Palmas Mickael Sala, a fait une drôle de proposition

Le Front National qui, comme Jean-Luc Mélenchon, ouvrirait bien le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel à une représentation des usagers.

Pour Benôit Hamon, le CSA se verrait retirer son pouvoir de nomination des présidents de l'audiovisuel public pour le confier aux conseils d'administration des entreprises concernés, sur le modèle de l'Agence France Presse.

Quant au financement de l'audiovisuel public, le candidat socialiste souhaite un élargissement de l'assiette de la redevance : résidences secondaires ou tous supports, la proposition n'est pas très claire... Ancienne ministre du numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, elle, est sans équivoque : il faut élargir aux tablettes et ordinateurs.

Enfin, pour tous, haro sur les GAFA, ces géants du net comme Google et Amazon qui menacent sérieusement l'économie des média. Tous veulent les taxer. Mais là, on a plus eu droit à des incantations qu'à des mesures concrètes.

Une personnalité de la semaine qui souffre que troubles de l'identité

Cnews, lancée lundi sur les cendres d'Itélé, nous a été vendue comme la chaîne info du décryptage et des opinions... On est donc un peu tombé de la chaise face à l'une des premières émissions. Feu Itélé doit se retourner dans sa tombe...

Et puis chapeau bas aux scénaristes de la série la plus haletante du moment

La présidentielle française et ses rebondissements... La conférence de presse de François Fillon mercredi a fait un carton d'audience : 4,9 millions de téléspectateurs toutes chaînes confondues.

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