L'hebdomadaire a annoncé cette semaine être en cessation de paiement. Il devrait être placé en redressement judiciaire.

La faute à des ventes en kiosques qui ont chuté de 18% l'an dernier. De quoi fragiliser un peu plus un titre qui depuis 2012-2013 accumule les pertes.

Mais c'est tout le secteur des "news magazines" qui va de plus en plus mal.

  • L'OBS : avec 358 000 exemplaires en moyenne par semaine, il reste n°1, mais -15% sur les ventes l'an dernier, et un plan social est en cours.

  • L'Express baisse de 16% en 2016... après un dégraissage massif des effectifs l'année d'avant.

  • Le Point est peut-être celui qui va le moins mal : - 8% l'an dernier et des effectifs stables.

La personnalité de la semaine : Charlie Hebdo

Triste anniversaire aujourd'hui puisque c'était il y a 2 ans jour pour jour : l'attentat contre la rédaction qui a fait 11 morts.

Et pour marquer cet anniversaire, un numéro spécial de Charlie en kiosque depuis mercredi, avec un édito musclé de la part de son directeur, le dessinateur Riss, contre une certaine forme d'oubli :

Le 7 janvier n'est pas un attentat comme les autres" écrit-il, "c'est un crime politique qui avait pour objectif de supprimer des idées et ceux qui les proclamaient

A lire également, un livre : "Charlie Hebdo, le jour d'après"

Deux journalistes, Marie Bordet du Point et Laurent Telo du Monde, ont mené l'enquête pour tenter de comprendre pourquoi ils ont été si nombreux depuis l'après-attentat à claquer la porte de Charlie : Patrick Pelloux, Luz, Zineb el Razoui, Catherine Meurice pour ne citer qu'eux.

Un portrait pas vraiment flatteur mais réaliste d'une équipe et d'un journal financièrement à l'agonie fin 2014 qui du jour au lendemain s'est retrouvé à la tête de 30 millions d'euros. "Charlie Hebdo, le jour d'après", c'est publié chez Fayard.

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