Alexandre Ackoun revient sur la carrière de cet homme de radio, décédé cette semaine.

Regard sur les médias entièrement consacré ce matin à un très grand monsieur de radio, Pierre Bouteiller, qui nous a quitté hier matin à l'âge de 82 ans

Ah, ce bonjour, cette voix... Des générations d'auditeurs ont été bercés par ce timbre caressant... Et ici à France Inter, nous sommes beaucoup à avoir attrapé le virus de la radio grâce à lui.

Une immense culture, un humour grinçant, une voix sexy... Mais surtout un foutu caractère qui a donné des suées à bon nombre de directeurs de la maison ; voilà ce qu'on entend depuis hier dans les couloirs de Radio France... Une maison au sein de laquelle Pierre Bouteiller a coiffé de nombreuses casquettes : animateur et directeur des programmes de France Inter, directeur de France Musiques, etc.

Pourtant c'est à Europe 1 qu'il avait fait ses 1ers pas radiophoniques en 1958... pour s'en faire virer 10 ans plus tard. Pourquoi? C'est une autre grande voix de France Inter qui le raconte : Yvain Levaï, qui a connu Pierre Bouteiller à Europe 1 justement (à l'époque en revanche on disait Europe n°1 ! ).

A France Inter, ce fan absolu de jazz a présenté tous un tas d'émissions : "Embouteillage", "Au bénéfice du doute", "Comme de bien entendu", "Le masque et la plume", "Quoi qu'il en soit". La culture, toujours...

Au milieu de tout cela, une petite incursion à la télé en 1981-82 : directeur des variétés de TF1... Peu de temps mais des choix qui disent beaucoup du personnage :

  • TF1 arrête de retransmettre le concours de l'eurovision

  • Il installe Michel Polac et son "Droit de réponse".

Pierre Bouteiller, ce fut aussi un dénicheur de talents : Laurent Ruquier ou encore à Ariel Wizman, qui fut l'un des ses chroniqueurs pour "quoi qu'il en soit" et qui resta l'un de ses amis.

Pourtant DJ, Pierre Bouteiller l'aura été à sa façon tout au long de sa carrière à France Inter. Et jusqu'à il y a deux ans, Pierre Bouteiller présentait sur TSF Jazz une émission... sur le jazz évidemment. On lui souhaite là haut un bœuf de tous les diables !

Extrait musical : My funny Valentine, par Chet Baker

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