Un regard sur les médias qui s'est posé cette semaine sur le départ de Claire Chazal :Et oui, comment y échapper, tellement l'info a été commentée! Son timing, surtout, alors que la rentrée vient d'avoir lieu. Pour le reste, on sait que Claire Chazal était de plus en plus talonnée par Laurent Delahouse sur France 2 et que la direction de l'info de TF1 souhaitait rajeunir son audience... Demain soir, Claire Chazal présentera sa toute dernière édition du 20h de TF1. Vingt-quatre ans de fidélité et d'intimité avec les français. Avec son départ, c'est une certaine aire qui prend fin, celle des présentateurs stars qui font régulièrement la Une de la presse people. Reste tout de même Jean-Pierre Pernault!Departs en vue également à l'Express :Le nouveau patron, Patrick Drahi, déjà propriétaire de Libérationet de la chaîne I24News, souhaite un plan social pour dégraisser le groupe. Cent cinquante emplois seraient menacés, en plus de la centaine de départs volontaires souhaités, dans le cadre de la clause de cession. L'intersyndicale dénonce un plan "scandaleux" et menace du déclenchement d'un conflit majeur dans l'entreprise. La société des journalistes de l'hebdomadaire parle, quant à elle, d'une stratégie "suicidaire". Selon elle, la qualité du journal s'est dégradée depuis la prise de contrôle de Patrick Drahi, qualifié de "fossoyeur".A Radio France, la direction renonce à son plan de départ volontaires de 350 personnes :L'annonce a eu lieu mecredi en Comité Central d'Entreprise. A la place, la direction propose 270 suppressions de postes d'ici 2018, uniquement sur des départs non-remplacés. 230 postes de CDI et 40 CDD équivalents temps plein. Source d'inquiétude pour les syndicats : la direction n'est pas en mesure de dire dans quels secteurs se feront les coupes. L'objectif, c'est le retour à l'équilibre en 2018. A préciser tout de même : tout cela va maintenant devoir être validé par le premier ministre. Ce ne serait qu'une option défendue par la direction de Radio France et, vraissemblablement, par le Ministère de la Culture.A Canal Plus, le grand ménage se poursuit :Et c'est Thierry Cheleman qui dirigera désormais les sports du groupe Canal, en remplacement de Thierry Thuillier. Un peu rude pour l'ancien directeur de France 2, recruté à la mi-juin et déjà évincé. On parle d'un reportage critique sur l'OM qui aurait grandement déplu à Vincent Bolloré. A Itélé, nomination de Guillaume Zeller, en remplacement de la patronne de la rédaction, Céline Pigalle. Gillaume Zeller, précédemment rédacteur en chef de Direct Matin(qui, je vous le rappelle, appartient au groupe Bolloré). D'après le site Street Press, Gillaume Zeller serait "le choucou des milieu tradi et catholique". Voilà qui devrait trancher avec le ton iconoclaste et décalé qui a fait le succès de la chaîne cryptée.Du succès en tous cas, Canal Plus en veut pour son Grand Journal nouvelle formule, désormais présenté par Maïtena Biranben :Une arrivée dont la presse a beaucoup parlé, sauf que la première, lundi, n'a pas fait explosé les compteurs, loin de là : 915 000 téléspectateurs pour 5,1% de part d'audience. C'est moins bien qu'Antoine Decaune l'an passé à la même époque. Et toute la semaine, c'est allé en dégringolant. A peine 611 000 téléspectateurs jeudi soir, un maigre 3,6% d'audience. En tous cas, voilà qui ne valide pas vraiment les choix de changement de Vincent Bolloré.Delphine Ernotte, la nouvelle présidente de France Télévision, devrait obtenir le coup de pouce qu'elle réclame à l'Etat :En effet, puisque François Hollande a déclaré que son projet de chaîne tout info sur le Net est une bonne idée... Mais sous quelle forme, le coup de pouce? Et bien c'est encore assez flou. Pas en ouvrant France Télé à la publicité le soir, d'après l'Express. Reste donc la réforme de la redevance, dont on parle beaucoup en ce moment. Mais quelle réforme extactement? Mystère! Et les déclarations du chef de l'Etat, lors de sa conférence de presse, lundi, ne nous ont pas davantage éclairé.Fleur Pellerin, à la Culture, avait évoqué celle des box internet, la semaine dernière. Emmanuel Macron, le ministre de l'Economie, n'y est pas favorable. Donc, pour l'instant, on ne sait rien!. On nous promet cependant des arbitrage pour la fin du mois.

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