On revient sur la mort de deux journalistes, dont un français, en Irak. C'est aussi un nouveau né dans le monde des revues en ligne avec "Ernest".

Ils s'appelaient Stephan Villeneuve et Bakhtyiar Addad, ils avaient fait le choix de témoigner des horreurs de la guerre. Ils sont morts lundi à Mossul, dans l'explosion d'une mine.

Stephan Villeneuve avait 48 ans, il était père de 4 enfants. Il préparait un reportage pour Envoyé Spécial pour la société 5Bis Production. Avec sa consœur Véronique Robert, gravement blessée également lundi, il suivait les forces spéciales irakiennes dans la bataille pour reconquérir Mossoul.

Stephan Villeneuve était un journaliste reporter d'images qui avait couvert de nombreux conflits comme le raconte son rédacteur en chef à 5bis production, Nicolas Jaillard. C'était aussi l'un de ses amis.

Hommage dans Libération

Et hier dans Libération, les parents de Stephan Villeneuve ont rendu un hommage bouleversant à leur fils, dans une tribune :

"Rien ne t'obligeait à partager le malheur des autres. Tu voulais simplement être avec eux et leur dire "Vous êtes importants, on ne vous oubliera pas, car je raconterai et je montrerai". Ta force et ta fougue étaient les seuls bagages de tes expéditions... Au revoir Stephan".

L'autre journaliste disparu lundi, Bakthyiar Addad, avait quant à lui 41 ans. Il était kurde. Tous les journalistes français qui ont couvert la guerre en Irak ont travaillé avec lui. Bakthyiar Addad était fixeur. Jean-Pierre Canet, rédacteur en chef d'Envoyé Spécial le connaissait bien. Il était mardi en direct, dans l'instant M.

La personnalité de la semaine est un nouveau né qui a pour prénom Ernest.

Il a poussé son premier cri sur le web dimanche dernier.

Ernest, c'est le nom d'un magazine en ligne entièrement dédié à la littérature et aux amoureux des livres, quel qu'en soit le genre. Une idée lumineuse germée dans la tête de David Medioni. Fort de son expérience de libraire et de journaliste, il s'est lancé dans l'aventure avec une petite équipe d'une dizaine de passionnés : des journalistes, des libraires indépendants, des écrivains, des humoristes aussi comme Didier Porte. Au cœur du concept : une approche décomplexée et démocratique de la littérature, loin de l'élitisme des revues littéraires classiques.

Des critiques, des débats, des rencontres, c'est sur ernestmag.fr.

L'offre découverte est à 1,50 euros la semaine. L'abonnement mensuel à 5,90 euros.

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