Dans sa version estivale Regardez voir vous invite à réécouter Antoine d'Agata et à découvrir la talentueuse : Marie Moroni.

Vortex (Couverture - Editions Atlantica, 2003)
Vortex (Couverture - Editions Atlantica, 2003) © Antoine d'Agata

Tout l'été, à l'heure du café, Regardez voir se déploie en "version longue" et vous propose de réentendre une sélection de ses meilleures moments, enrichis d'une découverte inédite.

Aujourd'hui vous pourrez réentendre le magnétique Antoine D'Agata ( première diffusion en octobre 2016) , et découvrir une photographe pleine de délicatesse : Marie Moroni.

Les actualités d' Antoine D'Agata

EXPO

LIVRES

« Les photographies d’Antoine D'Agata sont en noir et blanc. Elles parlent d’errance, de sexe et de drogue – de franchissement des lignes_ La ligne de la bonne conduite et des usages tracée par la société, mais surtout celle séparant ordinairement le photographe de son sujet. Guillaume de Sardes

Marie Moroni

Marie Moroni
Marie Moroni / Anne Audigier

Le Blog de Marie Moroni

Éléments de parcours

Scénographe et Plasticenne de métier depuis plus de 15 ans, Marie Moroni a toujours travaillé autour de l’image. En 2015, elle décide de se consacrer entièrement à la photographie. Suite à deux voyages au Rwanda en 2015 et 2016 pour des commandes de reportages, le portrait s'imposé à elle, le besoin de la rencontre avec l'humain et l'intime. Sa série IBABA autour des femmes brodeuses au Rwanda y est née.

Quelques mots autour de la série IBABA

Qui sont ces femmes ? Je ne connais que très peu d'elles, de leurs histoires personnelles, de leurs origines, seulement l’histoire commune récente : celle du Rwanda. Je les ai rencontrées à Rutongo, un petit village au milieu des collines au nord de Kigali, dans l’atelier de broderie où elles travaillent. Ma serie IBABA y est née ... une rencontre intime et muette. C’est dans les années 70, que les ateliers de broderies ont été crées par la communauté belge des soeurs de la Visitation employant alors jusqu’à 300 jeunes filles. Ils n’ont pas survécus au génocide Rwandais de 1994 provoquant la fin de l’activité. C’est seulement en 2012 que deux personnes ont eu l’initiative de créer une coopérative pour rouvrir l’atelier. Elles retrouvent 25 des anciennes brodeuses afin de les intégrer au projet et former de nouvelles recrues. J’ai été touchée par ces rencontres individuelles, par ce qu’elles ont acceptés de me laisser entrevoir, à moi l’étrangère. Je ne parle pas leur langue, ni elles la mienne. Elles et moi, nous nous observons. Marie Moroni

Photos choisies

J’étais au Rwanda afin de terminer ma série de portrait sur les brodeuses de l’Atelier Ibaba. Lorsque j’ai vu arriver Joséphine avec son tee-shirt AC/DC, cela m’a tout d'abord fait sourire. En tentant de lui expliquer qui était ce groupe qu'elle ne connaissait pas, j'ai soudainement entendu "Assez de décès“ ! Je ne regarde plus cette photo de la même manière aujourd’hui. Joséphine est devenue un symbole malgré elle.

Joséphine / IBABA 2016
Joséphine / IBABA 2016 / Marie Moroni

J’ai rencontré Gérard dans un petit village du marais Poitevin. J’ai eu un coup de cœur pour cet homme, sorti d’un autre temps, et qui me semblait avoir tant vécu. Je l’ai photographié sous son noyer, la nuit, dans son jardin, à la lumière d’une lampe tempête. Il y a plusieurs années, on lui avait coupé l’électricité, et il s’était éclairé avec une lampe comme celle-là un certain temps. Lorsqu’il a découvert son portrait dans l’exposition, j’ai appris qu’il avait confié à une amie “ c’est la première fois de ma vie que je me trouve beau “ ! C’est le plus beau cadeau que je pouvais espérer …

Gérard / FAROS 2017
Gérard / FAROS 2017 / Marie Moroni

EXPOS

Parutions

  • La Chronique d’Amnesty International lui a commandé un reportage à paraître en septembre 2017

La playlist

  • Mehdi Cayenne : Quel jeu
  • Banks : Gemini feed
  • Nick Cave : De Nick Cave
  • Juliette Armanet : L'indien
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