Créé en 1985, le collectif photographiquele Bar Floréal aura duré trente ans avant de s’éteindre. Lieu d’aventure artistique, de réflexion sur la création et de diffusion des photographies, l'association avait cette conviction forte que faire des photographies est utile et le souci de rendre au plus juste les images aux personnes photographiées, sans jamais oublier le plaisir d’être là, au milieu du monde.

Pour en parler nous recevons les photographes André Lejarre , initiateur du projet,rejoint en 2003 par Caroline Pottier et en 2005 par Eric Facon. L'exposition « Un soir j’ai assis la beauté du monde sur mes genoux » au Carré Baudoin, rend hommage à l'aventure du Bar Floréal.

le bar floréal
le bar floréal © Eric Facon

.

__

__

studio 611 brigitte patient
studio 611 brigitte patient ©

Nous avons toujours essayé de maitriser toute la chaine jusqu’à la publication, avec des valeurs d’humanité, le plus intelligemment possible ." André Lejarre .

André Lejarre

André Lejarre autoportrait
André Lejarre autoportrait © André Lejarre autoportrait

Né en 1945, co-fondateur du collectif photo le bar Floréal, André Lejarre vit et travaille à Paris. Après avoir fait des études de cinéma et de sociologie, il commence en 1970 la photographie pour réaliser ses mises en scène du monde. Son travail photographique lie critique et célébration du réel.Son dernier livre, Africaine , avec l’écrivain Boris Boubacar Diop, réunit ses photographies racontant la vie quotidienne depuis 20 ans d’un village, N’dioum, au bord du fleuve Sénégal. Les photographies d’André Lejarre sont présentes dans les collections publiques de la Cité de l’Immigration, de la Ville de Paris, du Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale de France ainsi que dans plusieurs collections privées.

Nous sommes des voleurs mais surtout des donneurs d’images… Quand les gens se découvrent, c'est un moment fabuleux » André Lejarre

Au Carré Baudoin il expose : ARTISTES DE L’ATELIER DU NON FAIRE

andré lajarre l'atelier du non faire
andré lajarre l'atelier du non faire ©

Un atelier a été créé dans l’enceinte de l’hôpital de Maison Blanche à Neuilly-sur-Marne. Avec la fermeture de

l’hôpital, plus de 8 000 peintures sont aujourd’hui menacées de destruction dans un pavillon désaffecté.

Eric Facon

Eric Facon
Eric Facon © Eric Facon

Né à Pantin en 1967, Éric Facon vit en ce moment près de Paris. Après des études en littérature américaine, il devient photographe professionnel à la fin des années 1990 et passe plusieurs années entre l’Amérique du sud et l’Europe. De 1997 à 2007, il est un collaborateur régulier du journal Libération qui sera sa “grande école” de la photographie. Il a participé à l’ensemble des expositions collectives du bar Floréal depuis 2005 et a signé plusieurs expositions individuelles, dont Correspondances indiennes et la plus récenteHijos del exilio / Enfants de l’exil en septembre 2013, à la Galerie du bar Floréal. Deux expositions célébrant à chaque fois la sortie d’un livre éponyme, respectivement aux éditions Gang et aux éditions Créaphis.

Ses sujets de prédilection tournent aussi bien autour de la Ville, ses habitants, son fourmillement, son foisonnement, qu’autour de nos campagnes et de ses paysages sauvages, donnant à voir dans les deux univers des images empreintes de mélancolie.

Éric Facon a récemment initié une recherche poétique sur l'intime en puisant dans ses carnets photographiques. Le premier chapitre, qui est en partie présenté dans l'expo du bar Floréal, aborde le thème des histoires d'amour, des visages aimés, des lieux qui leur sont liés, et des voyages que l'on fait pour prolonger ces histoires .

Au Carré Baudoin il expose des images de sa série VAGABONDES

Éric Facon propose une plongée intime dans ses carnets photographiques. On y découvre le regard de femmes qu’il a connues, désirées, parfois aimées, et des paysages qui leurs sont liés. Il a suivi leurs pas lors de voyages initiatiques de l’autre côté du monde, là où parfois l’hiver commence en juillet.

Caroline Pottier

Caroline Pottier
Caroline Pottier ©

Caroline Pottier est née en 1974, elle vit et travaille entre la Vendée et Paris. Elle étudie les Arts Plastiques à l’Université d’Amiens avant une formation au CREAR. Elle découvre le travail collectif à Argenteuil, ville pour laquelle elle travaillera pendant 6 ans. Co-fondatrice, avec Gilles Larvor, du collectif Chez Fernande, elle rejoint l’aventure du bar Floréal en janvier 2003 . Entre enracinement dans la vie locale – elle est installée en Vendée – et travail sur les laissés pour compte d’Amérique latine, elle promène son vieux Rolleicord là où le monde peine à se tenir

debout.En bas de chez elle ou en voyage, la photographie est prétexte à la rencontre, un moyen de participer à ce qui nous entoure et de croire encore à un monde meilleur.

Sa dernière création est un travail sur les marins pêcheurs, “Save Our Souls”exposé en 2014 au Musée de l’Abbaye Sainte-Croix des Sables d’Olonne, puis à la Galerie du bar Floréal.Elle a publié :“Save Our Souls”, monographie textes de Bertrand Belin et V.Giovannoni, éditions Créaphis, 2014.“Je suis, je serai...”, (Collectif), éditions du bar Floréal, 2012 “Vague de jazz”, monographie, éditions Créaphis, 2012. “Retour en Lorraine”, (Collectif), éditions Trans Photographic Press, 2008.“Le bar Floréal.photographie”, (Collectif), éditions Créaphis, 2005.

Si je suis photographe c’est pour participer au monde dans lequel je vis , ce qui m’anime c’est de rendre visible l’invisible, tout ce qu’on ne veut pas montrer dans cette société, les laissés-pour-compte par exemple... C Pottier

Au carré Baudoin, elle expose sa série LES EQUILIBRISTES, un travail sur la Jeunesse

Photographier la jeunesse, l’âge merveilleux de tous les possibles, l’âge où l’on bouscule l’ordre établi, où l’on expérimente, où l’on s’émancipe, l’âge des premiers émois, des révoltes et des rêves. Photographier les jeunes dans leurs espaces, intimes ou collectifs, personnels ou partagés.Associé au regard de la photographe, le leur, le regard partagé au cours d’ateliers. Ces jeunes ont ce désir fort de se raconter, s’indigner, se rêver en se photographiant. Que dire de soi, de la jeunesse, de sa jeunesse, de ses timidités, de ses courages, de ses amours à travers le médium photographique ?

.

RV bandeau Photos choisies
RV bandeau Photos choisies ©

.

  • André Lejarre, Le nuage amoureux
Le nuage amoureux, photo de André Lejarre
Le nuage amoureux, photo de André Lejarre © André Lejarre

Cette image résume à elle seule la volonté du Bar floréal : mettre les images à disposition de tous!

Nous avons besoin de poésie, un monde sans poésie est un monde mort » André Lejarre

.

  • Vagabondes 1 Eric Facon
Eric Facon Vagabondes 1
Eric Facon Vagabondes 1 ©
  • Vagabondes 3, Eric Facon
Eric Facon vagabondes 3
Eric Facon vagabondes 3 © Eric Facon

.

  • Image réalisée par un jeune lors d'un atelier dirigé par Caroline Pottier, SérieLes équilibristes

.

  • Les lutteurs, par Caroline Pottier
caroline POTTIER LES LUTTEURS
caroline POTTIER LES LUTTEURS ©

.

Le bar Floréal photographie : « Un soir j’ai assis la beauté sur mes genoux »

Carré baudoin Bar floréal
Carré baudoin Bar floréal ©

Carré Baudoin

du 13 mai au 27 aout

Entrée libre

Le bar Floréal
Le bar Floréal © Eric Facon

Un soir j’ai assis la beauté sur mes genoux est une exposition où urgence et violence côtoient calme et douceur, où l’interrogation politique et poétique se mêle au documentaire. »Françoise Huguier, Commissaire de l’exposition

.

30 ans d’aventures photographiques du bar Floréal sont retracés au Pavillon Carré de Baudouin. Cette exposition rappelle le parcours original du collectif qui dépassait le cadre strict de la photographie.Un chant pluriel, avec des regards partagés et critiques sur le monde, entre les eaux glacées du calcul égoïste et les vents tièdes chargés d’odeurs légères. Se posera ici la question de la beauté et du bonheur, des rêves et des utopies ; sans oublier la suite du texte de Rimbaud : « Et je l’ai trouvée amère. Et je l’ai injuriée… ». L’exposition montre des projets photographiques réalisés depuis la création du bar Floréal avec un “focus” particulier sur les projets réalisés les dernières années par les membres du collectif. Elle est ponctuée de “contrepoints” avec des rappels d’expositions d’artistes invités qui ont marqué son histoire.

.

bandeau LIVRES DEF
bandeau LIVRES DEF ©

.

Le Bar Floréal, Françoise Denoyelle, Editions Créaphis, 2005

Le collectif des onze photographes « Le Bar Floréal », installé à Belleville et présent dans le monde entier, a vingt ans en 2005. A cette occasion, un livre regroupe des travaux des membres du groupe et retrace sa trajectoire. L’ouvrage, structuré autour de thèmes de prédilection du collectif, ville, rue, banlieue, travail, savoir-faire, usine, sans-abri , ici, ailleurs, image dans l’image, témoigne d’une aventure humaine, à la fois artistique, sociale et politique.

S.O.S. Save Our Souls, Caroline Pottier, Editions Créaphis

Sos save our souls C Pottier
Sos save our souls C Pottier © Créaphis

Photos: Caroline Pottier Textes: Bertrand Belin et Vincent Giovannoni

La mer est belle, épouvantable. Avec un doigt elle te soulève une ville. Et dessous cette infiniment remuante immensité, il y a du vivant à bloc. Un beau jour il a fallu que ça commence et qu’un ou plusieurs, bien remontés, s’en aillent voir ce qu’il y avait là-dessous d’agréable à l’espèce. Du poisson pour le ventre des siens déjà, et puis aussi l’homme qui se figure une force sur les choses et qui repousse sa peur et l’horizon d’autant. B. Belin

Retour en lorraine, Le bar floréal . Photographie

livre retour en lorraine
livre retour en lorraine ©

La photographie, trente ans après, telle la trame d'un roman épique ne serait qu'une fabrique à souvenirs si elle ne concernait le démantèlement de tout un pan de l'industrie lourde française, socle ancestral de l'économie, rayant de la carte des symboles, des forteresses comme Usinor/Sacilor jetant vingt mille ouvriers lorrains sur le marché du travail avec la seule promesse d'avenir de jouer aux Schtroumpfs dans un parc d'attractions ou d'animer l'indispensable écomusée de la sidérurgie. André Lejarre, alors photographe indépendant, et Alex Jordan, le graphiste allemand de Grapus, membres fondateurs du Bar Floréal. photographie y avaient fait leurs premières armes, figurant leur engagement social déjà fort et tissant là les prémices d'une oeuvre "concernée" qui se poursuit aujourd'hui dans le partage avec huit autres photographes.

Hijos del exilio (enfants de l'exil), Eric Facon, Créaphis éditions

Hijos del exilio livre Eric Facon
Hijos del exilio livre Eric Facon © Hijos del exilio livre Eric Facon

Les photographies ont été prises en 2003 à Santiago au Chili ou à Paris pour une exposition collective "30 anos" pour commémorer le trentième anniversaire du début de la dictature. Elles ont été acquises par la Cité nationale de l'histoire de l'immigration à Paris.

9 euros

.

Regardez voir aussi
Regardez voir aussi ©

.

1936, Le Front populaire en photographie, expo à l'Hôtel de ville de Paris

1936 le front populaire
1936 le front populaire ©

À l'occasion du 80e anniversaire du Front populaire, l'exposition fait revivre l'histoire politique et sociale française au travers des clichés des photographes majeurs de l'époque.

Entrée libre, jusqu'au 23 juillet

Le label "Newvelle records" propose des albums vynils habillés par des photographes, à raison de 6 albums exclusifs par an. Enregistrés dans les règles de l’art, les 6 albums de la première saison, avec des pointures de jazz, sont signés BERNARD Plossu.

album Frank kimbrough
album Frank kimbrough © B Plossu

.

.

Dégâts des eaux, Une création de Richard Dumas et Olivier Mellano

Du 1er mars au 12 juin 2016

dégats des eaux Richard Dumas et Olivier Mellano
dégats des eaux Richard Dumas et Olivier Mellano © dégats des eaux Richard Dumas et Olivier Mellano

Retour sur un événement tragique de la vie rennaise : l'incendie du Parlement dans la nuit du 4 au 5 février 1994. Dans la matinée qui suit cette tragédie, Richard Dumas photographie les tableaux qui ont pu être sauvés des flammes. 20 ans plus tard, il revient à cette courte série inédite dans un projet artistique mêlant photographique et musique.

Olivier Mellano s’est nourri des images pour composer une pièce contemporaine, empreinte d’une musique à la fois concrète et contemplative. Le disque TAN porte la trace du projet, et paraît aux éditions de juillet.

Les liens

L'oeil de la photographie

Regardez Voir sur Facebook

Les références
L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.