Cinq ans après le terrible tremblement de terre qui secoua l'archipel japonais, le festival La Gacilly met le Japon à l'honneur.

Haïku
Haïku

Au micro de Brigitte Patient, la directrice artistique du festival, Florence Drouet et le spécialiste de la photographie japonaise Marc Feustel. Mais aussi, Kazuma Obara qui raconte son engagement dans la photographie suite à la catastrophe de Fukushima. Le galeriste Didier Brousse nous dessine le portrait du grand Shoji Ueda.

Didier Brousse, Florence Drouet et le petit fils de Shoji Ueda à La Gacilly
Didier Brousse, Florence Drouet et le petit fils de Shoji Ueda à La Gacilly © B Patient

Florence Drouhet

Directrice artistique du Festival Photo de La Gacilly (depuis l'édition 2008). Elle assure la conception et la mise en place du Prix Photo du Muséum national d’Histoire naturelle (2010- 2015). Elle a en charge le commissariat de diverses expositions photographiques, parmi lesquelles « Alchimies » de Sarah Moon au Muséum (Jardin des Plantes, Paris) ou « Iran by Alfred » d’Alfred Yaghobzadeh (Paris et Bayeux), et trois éditions au festival Photo de Mer (Vannes). Auparavant : 12 années au Ministère de la Culture, Drac Ile-de-France, en charge de la Photothèque de l'Inventaire du patrimoine et du Plan de numérisation des fonds iconographiques appartenant à l’Etat (1992 – 2004).

Marc Feustel

Marc Feustel
Marc Feustel ©

Commissaire indépendant, auteur et blogueur, Marc feustel est spécialiste de la photographie japonaise et auteur de «Japon: un autoportrait, photographies 1945-1964 » (Editions Flammarion). Il a été commissaire de plusieurs expositions dont « Japon : un autoportrait, 1945-1964 » (Setagaya Art Museum, Tokyo), « Tokyo Stories » (Kulturhuset, Stockholm) et « Eikoh Hosoe: Theatre of Memory » (Art Gallery of New South Wales, Sydney).

Il est également l’un des fondateurs de Studio Equis, une organisation qui a pour mission de faire connaître la photographie japonaise en Occident. Il écrit un [blog sur la photographie](eyecurious.tumblr.com et pcuts.net) et d es livres photo sur le Web. Il collabore pour de nombreuses revues de photographie dont European Photography, Foam, Hotshoe, IMA, Some/things, The Eyes et The Photobook Review.

Kazuma Obara

Kazuma Obara autoportrait
Kazuma Obara autoportrait / Kazuma Obara

Photojournaliste japonais né en 1985. Il étudie la Siociologie à l’Universitéde Utsunomiya avant d'étudiet le photojournalisme à l'Ecole Days Japan. Troisjours après le Tremblement de terre et le Tsunami, il part sur les lieux couvrir l'événement. Ses photos prises à l'intériur de la centrale de Fukushima (sans autopristaion) feront le tour du monde. Il est l'auteur du livre "reset beyond Fukushima" paru en mars 2012 chez Lars Muller publishers. un second livre "Silent Histories" a paru chez Editorial RM en novembre 2015.

Shoji Ueda 1913-2000 (présenté par Didier Brousse)

Shoji Ueda
Shoji Ueda

Diplomé de l’Oriental School of Photography de Tokyo, il décide d’ouvrir son propre studio. Sa carrière commence vraiment en 1937, quand il fonde le Chūgoku Photographers Group, qui réunit de grands photographes d’alors. Ses premières mises en scène d’enfants font bientôt leur apparition. S’il échappe à la guerre pour raison de santé en 1939, le photographe interrompt son travail par conviction jusqu’en 1945. Quand il reprend, il réalise quelques-uns de ses travaux les plus connus : Paysages de dunes, mettant en scène différents personnages dont des proches, les membres de sa famille, et parfois lui-même dans les paysages naturels de dunes de sa région natale. Il reçoit de nombreux prix et expose notamment à Osaka, Tokyo en 1953, et au MoMA de New York sur invitation d’Edward Steichen.

Photos Choisies

  • Kazuma Obara
Kazuma Obara
Kazuma Obara ©
  • "Maman est à moi, 1950 " © Shoji Ueda Office
Shoji Ueda maman est à moi
Shoji Ueda maman est à moi © Maman est à moi, 1950. » © Shoji Ueda Office
  • Takeshi Arai

_"Le 11 mars 2011, la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi m’a soudain plongé dans la première exposition directe au danger nucléaire. (...) Avec ma camera obscura et ma petite plaque d’argent exposée à ces éléments brulés et brûlant encore par une centaine de soleils, j’attends là, retenant mon souffle, à l’affût, j’enregistre des signes, énigmatiques, invisibles, espérant que ces daguerréotypes, soient les empreintes incandescentes de la lumière irradiante, tels des micromonuments porteurs de la mémoire de cette réalité.»

Expositions

Festival La Gacilly : Le Japon et les Océans

Affiche La Gacilly 2016
Affiche La Gacilly 2016 © la gacilly

13ÈME ÉDITION · DU 4 JUIN AU 30 SEPTEMBRE 2016

Le temps d’un été, dans le village de La Gacilly, les jardins et les murs des habitations se transforment en galeries photographiques. Cette année, le Festival souhaite rendre hommage à la photographie japonaise, trop souvent méconnue. Le Festival a également pour vocation de sensibiliser aux enjeux environnementaux. En résonance avec la COP21, il met ainsi l’accent sur le thème des océans.

La Gacilly défend une photo éthique et humaniste croisant les regards de photographes issus du monde de l'art et du photojournalisme. Un festival engagé dans le développement durable.

Regardez voir aussi

MIHO KAJIOKA

MIHO KAJIOKA
MIHO KAJIOKA ©

Exposition "And, where did the peacocks go? *

(Mais, où sont partis les paons)

Du 8 juin au 2 septembre 2016Galerie VU

**Tous les jours du mardi au samedi de 12H30 à 19H

**

ARAKI

Araki musée Guimet 2016
Araki musée Guimet 2016 ©

Musée Guimet, Du 13 avril au 5 septembre 2016

Il s'agit de la première exposition rétrospective en France consacrée à l’un des plus grands maîtres de la photographie contemporaine japonaise.

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