Regardez voir, en partenariat avec la revue Fisheye, revient avec la nouvelle édition du magazine pour les mois de mai et juin 2018. Rencontre avec Eric Karsenty, rédacteur en chef.

Photos : Signatures - Sophie Brandstrom // Jean-Marc 40 ans Nanterre automne 1993 - Jean-François Joly
Photos : Signatures - Sophie Brandstrom // Jean-Marc 40 ans Nanterre automne 1993 - Jean-François Joly © Sophie Brandstrom / Jean-François Joly

La revue Fisheye propose pour cette nouvelle édition un dossier sur la photographie sociale, comme pratique militante au sein (ou en parallèle) de la photographie documentaire. 

Car au-delà de simplement répondre à des commandes de presse, certains photographes font de cette photographie sociale un vrai moyen de militer pour éveiller les consciences et pour s’engager afin de faire bouger les choses, en allant plus loin que le photoreportage déjà très engagé.

Il s’agit de montrer ceux qu’on ne voit pas ou plus, proposer un nouveau regard sur cette invisibilité ou cette sur-visibilité, et la déconstruire. 

Comme le dit le magazine “Comment capter l’attention du public ? Quelle position entre témoignage et activisme ? Comment associer geste artistique et citoyen ?”. Les photographes sur lesquels se base l’article sont Jean-François Joly, Yohanne Lamoulère, Marco Tiberio et Maria Ghetti, Samuel Bollendorff, Raphaël Dallaporta ainsi que Christian Lutz. Il s’agit pour eux de garder une trace en faisant exister ces invisibles sur pellicule, pour certains notamment avec des Polaroids. 

Once upon a time
Once upon a time / Morvarid K

Fisheye accueille également, dans les pages de son magazine, et dans la Fisheye Gallery à Paris, l’artiste iranienne de 36 ans Morvarid K

Elle explique à Eric Karsenty le « lien viscéral » qu’elle entretient avec ses origines ce qui permet de comprendre son parcours mais également les photographies qu’elle réalise. Cette exposition présenté à la Fisheye Gallery donne à voir une dizaine d’images tirées de séries précédentes que l’artiste a patiemment recouvert d’encre noire ou bleue, au stylo-bille, durant 150 heures. Un travail d’effacement progressif de la mémoire, du passé et de la trace que représente la photographie de ce passé. Au-delà de l’image, il s’agit donc d’une réflexion sur la mémoire que celle-ci représente. Ce travail d’effacement semble à l’origine de tout son travail photographique, comme les séries L’effacement (2012) ou The Other Blue Sky (2016).

Et en parallèle, vous trouverez dans cette nouvelle édition un portrait de l’Amérique profonde ainsi qu’un regard en campagne de Laurent Troude. 

Retrouvez aussi 

►►► A la Fisheye Gallery, à Paris, la série majeure Once Upon A Time (2017) de Morvarid K.

L'émission est en partenariat avec Le magazine Fisheye.

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