La revue 6 mois est en librairie. Le numéro 17 est terriblement "extrême", avec trois sujets sur l'Orient qui ne vous laisseront pas indemne, une histoire qu'il est difficile de regarder : le visage de Katie va subir une greffe.... 304 pages à découvrir, des histoires du monde entre images et mots.

Le baiser, Quartier La Savine, Marseille
Le baiser, Quartier La Savine, Marseille © Johanne La Moulère

Parler du monde avec la photographie, tisser des liens entre l’écrit et l’image, éclairer chaque sujet avec des articles, c’est la revue 6 MOIS. Crée en 2011 par Marie Pierre Subtil, elle a depuis juin 2018 deux nouvelles rédactrices en chef : Lena Mauger et Marion quillard. En couverture, 3 jeunes hommes ensablés jusqu’au cou sur une plage, leurs tongs plantées dans le sable Ils éclatent de rire près de ce gros titre « Orient extrême ». Leurs rires annoncent un dossier sur l’Orient plutôt sombre avec trois grands reportages : le business de la solitude, l'exode brutal et la clinique des sexes.

Autre sujet : une photographe américaine Maggie Steber a suivi pendant plusieurs mois une jeune fille, Katie, qui est la plus jeune greffée du visage au monde. Cela pourrait être le récit d'une prouesse médicale, c'est l'histoire d'une jeune fille la plus courageuse du monde. On ne peut pas tout dévoiler dans ce numéro mais ne ratez pas reportage en noir et blanc de Romain Laurendeau dans un quartier d’Alger : Bab El Oued. Un très beau travail de près de 4 ans, plusieurs fois expose et primé.

Pour tisser des liens entre les mots et les images, 6 MOIS a demandé à Omar Paco, un rappeur qui est né et a grandi dans ce quartier Babel oued, de réagir aux images de Romain Laurendeau. Omar Paco n'y voit pas la même chose que nous. Par exemple, cette photo d’un escalier où est assis un homme avec sa canne et en 1er plan une femme voilée qui descend les marches. 

Quand il y avait des accrochages pendant la guerre civile, dans les années 90, on se cachait dans les immeubles en haut de cet escalier. Puis on allait chercher les douilles. C’était comme un jeu. A cette époques là, les seules chaines de télé accessibles étaient Egyptiennes et saoudiennes. Peu à peu, tout est devenu Haram, interdit, les niquabs sont apparus. Mon père me raconte souvent que de son temps les filles se promenaient en mini jupes.

- Omar Paco

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