"Les Uns envers les Autres" est une exposition qui célèbre la Déclaration universelle des droits de l'homme adoptée à Paris par les Nations Unies en 1948. Cet anniversaire est pour Amnesty International l'opportunité de rappeler, dans un parcours photographiqe, comment les articles résonnent dans le monde aujourd'hui.

Les Uns envers les Autres (au 1er plan, MaID VII, Philadelphie, USA, 2018 de Zanele Muholi)
Les Uns envers les Autres (au 1er plan, MaID VII, Philadelphie, USA, 2018 de Zanele Muholi) © Pascal Michaut pour Amnesty International

En plein cœur de Paris, ville qui a vu naître le texte de la Déclaration universelle des droits de l'homme, à l'heure ou les droits fondamentaux des êtres humains sont remis en cause, sont exposées les œuvres de neuf photographes de nationalités différentes qui s'emparent d'un article, d'une notion clé et les traduisent avec leur écriture photographique : 

Bruce Gilden, Magnum Photos (États-Unis), Claudia Huidobro et Tendance Floue (France), Ulrich Lebeuf, Myop (France), Sébastian Liste, Noor (Espagne), Lorenzo Meloni, Magnum Photos (Italie), Zanele Muholi (Afrique du Sud), Yann Rabanier, Modds (France), Anton Renborg (Suède), Smith (France). 

Zanele Muholi

Article Trois Zanele Muholi   LIBRE 

J’ai pris cette photographie intitulée MaID VII, Philadelphia, 2018 en Pennsylvanie, dans la prison Eastern State Penitentiary. C’est un lieu considéré comme étant « la prison la plus historique des États-Unis », que le mythe décrit comme étant « le premier centre pénitentiaire du monde ». 

"Cette prison, qui avait été conçue pour susciter chez les condamnés la pénitence et les remords, attire l’attention sur les différentes formes d’incarcération subies quotidiennement par les personnes de couleur et par les autres communautés marginalisées à travers le monde." - Zanele Muholi (Afrique du Sud)

Yann Rabanier

Article Cinq Yann Rabanier DIGNE

"L’intégrité du corps est indissociable de l’intégrité de l’esprit. Il en va de la vie autant que de la dignité. La torture est aujourd’hui encore pratiquée par de nombreux gouvernements. 

Les manières de faire souffrir l’autre s’appuient sur l’imagination la plus sombre qu’autorise la perversité humaine. 

Sa finalité est toujours la même : contraindre le corps et le mental pour opprimer l’individu. Quand la légitimité du droit de punir s’appuie sur les conditions d’un procès équitable et juste, la Déclaration universelle des droits de l’homme rappelle que la peine ne doit jamais être ni cruelle ni dégradante. " - Yann Rabanier (France / Agence Modds)

Nu à échelle 1 imprimé sur Post-it
Nu à échelle 1 imprimé sur Post-it / Yann Rabanier / Modds pour Amnesty International
Vue d'exposition
Vue d'exposition / Yann Rabanier / Modds pour Amnesty International

Smith

Article Seize Smith AIMER

"Ce portrait de famille est une réponse contemporaine à l'Article 16 de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Titrée d’après la phrase-manifeste de la philosophe Donna Haraway, que l’on pourrait traduire ainsi : 

Faites des parents, pas des enfants.

Cette image montre une famille et enrichit la définition donnée dans le texte. À cheval entre réel et imaginaire, ma famille n'est pas traditionnelle. Ses membres, LGBTQIA+ ou hétérosexuels cisgenres déconstruits, colocataires d’animaux, célibataires ou polyamoureux-ses, pansexuel-les ou écosexuel-les, ne sont pas lié-es par l'ascendance ni la généalogie. Ils ne sont pas marié-es, n’ont pas d’enfants et vivent pourtant une parenté, entre eux, et avec les espèces dont ils partagent le fragile écosystème : bactéries, champignons, mousses, insectes, créatures, animaux de compagnie, bêtes sauvages, arbres, fleurs. Une famille sans mariage ni descendance, peuplée de parents, proches, choisis, latéraux, amoureux et compostables." - Smith (France)

Family, Montreuil-Sous-Bois, Automne 2018
Family, Montreuil-Sous-Bois, Automne 2018 / SMITH / Galerie Les filles du calvaire

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