La journaliste Claire Billet et le photographe olivier Jobard ont suivi cinq jeunes Afghans sur le chemin de l'exil, de Kaboul à Paris. Douze mille kilomètres parcourus, six frontières passées clandestinement, et un livre pour raconter ce chemin, c'est KOTCHOK (Ed. Robert Laffont), ce qui veut dire «voyager en clandestin », pour les Afghans .

  • Olivier Jobard et Claire Billet
claire billet et olivier jobard
claire billet et olivier jobard © Fanny leroy

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Claire Billet

claire billet
claire billet ©

Journaliste indépendante avec caméra et stylo. Depuis 2012, elle dit "grappiller du temps sur le terrain pour raconter des histoires sous forme documentaire."

Après une Maîtrise d’Histoire sur L’Irak à la Sorbonne en 2002, elle est correspondante indépendante en Afghanistan, et au Pakistan entre 2002 et 2007 pour France 24, Arte, PBS, Euronews, TF1, La Tribune de Genève, Ouest-France, Asies Magazine, Elle, Europe 1,Radio Canada.

Elle obtient la Bourse de la fondation Lagardère pour les réalisateurs de documentaire en 2011.

Le plus difficile était de gérer cette situation de proximité avec les migrants et la nécessaire distance journalistique… Un vrai travail d’équilibriste !

Claire Billet

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Olivier Jobard

Olivier Jobard
Olivier Jobard ©

Olivier Jobard est né en 1970. Il a integré l’école nationale Louis Lumière en 1990 qui lui a proposé d’effectuer son stage de fin d’études à l’agence Sipa Press. En 1992, il a rejoint l’équipe des photographes de Sipa et y est resté pendant 20 ans. Il a couvert de nombreux conflits dans le monde: Croatie, Bosnie, Tchétchénie, Afghanistan, soudan, Sierra Leone, Libéria, Côte d'Ivoire, Colombie, Irak... En 2000, il s'est rendu à Sangatte. Sous ce hangar, qui faisait office de camp, il a rencontré des Afghans, des Tchétchènes, des Irakiens, des Bosniaques, des Kosovars, des Somaliens… Tous étaient exilés ; tous avaient quitté leur pays à cause de la guerre. Ces pays dans lesquels Olivier Jobard s'était volontairement rendu pour photographier les faits d’actualité qui avaient nourri 10 ans de sa vie. Il avait croisé ses gens sans les voir, ne d’attachant qu’à l’événement. De leurs échanges dans ce dernier caravansérail est née son envie d'étudier les questions migratoires.

Son approche photographique évolua alors vers un travail au long cours. Il a rencontré Kinglsey au Cameroun en 2004 puis a documenté son périple clandestin de l’Afrique vers la France. Un livre éponyme sera édité chez Marval .

Puis pendant 2 ans, il a choisi d’appuyer son regard sur la « forteresse Europe » : de l'Ukaine à la Pologne, de la Turquie à la Grèce, de la Syrie à l'île de Lampedusa, il s’est attaché aux migrants qui parcourent ces nombreuses routes clandestines menant aux frontières européennes. De ce projet naitra une exposition itinérante : Exil, Exit ?

En 2013, il a suivi avec la journaliste Claire Billet, le périple de Luqman et ses amis, de jeunes migrants Afghans. Ils ont parcouru 12000 kilomètres sur la route de la soie.

En parallèle, la question de l’intégration des immigrés dans leurs pays d’accueil s’est naturellement imposée.

M. et Mme Zhang, un couple de Chinois vivant à Paris depuis une décennie, lui ont ouvert leurs portes… Il les a filmés pendant plus d’un an. Meurtris de n’avoir jamais pu régulariser leur situation, M. et Mme Zhang ont finalement décidé de rentrer dans leur pays d’origine. Ghorban, lui, est arrivé seul en France à l’âge de 12 ans. Quand Olivier Jobard a rencontré cet enfant afghan, il dormait dans la rue. Cinq ans plus tard, il est en seconde générale.

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Avant Calais, j'étais dans l'urgence, là-bas, j'ai eu envie de me poser, de prendre le temps de suivre des migrants dans leur route. Olivier Jobard

RV bandeau Photos choisies
RV bandeau Photos choisies ©

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  • Notre dernière route avec une famille syrienne : Balkans Transit
une famille Syrienne sur la route, Olivier Jobard
une famille Syrienne sur la route, Olivier Jobard ©
  • Après une nuit à marcher pour passer la frontière entre l’Iran et la Turquie avec Fawad, Jawid, Hedayat et des camarades de route (photo extraite du Livre Sur la route des migrants, Kotchok )
Kotchok O Jobard après une nuit de marche
Kotchok O Jobard après une nuit de marche ©
  • Montage de 9 captures vidéo, extrait de"Kotchok" prise par Rohani
9 captures vidéo extraites de Kotchok prise par Rohani
9 captures vidéo extraites de Kotchok prise par Rohani ©
  • Fawad en Allemagne, photo extraite de Kotchok
Fawad en Allemagne O Jobard
Fawad en Allemagne O Jobard ©

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bandeau LIVRES DEF
bandeau LIVRES DEF ©

Kotchok, Ed. Robert Laffont

Kotchok
Kotchok ©

Claire Billet et Olivier Jobard ont intégré un groupe de migrants clandestins d'Afghanistan pour partager leur voyage jusqu'en France. De ce périple est né ce livre unique qui documente pour la première fois la route des migrants dans son intégralité, dans son quotidien nu. Les cinq amis sacrifient tout dans l'espoir d'une vie meilleure, et voient leurs rêves confrontés à la réalité. Trop souvent décrits par des nombres, les migrants sont devenus une masse désincarnée dans l'inconscient collectif. Ils sont photographiés avec les caméras de la police comme des bandits sans foi ni loi. On les perçoit comme des hordes de zombies envahissant Calais ou Melilla. On nous les montre entassés comme du bétail sur les esquifs de Lampedusa. Ici, rien de tel. C'est par les yeux de Luqman, Fawad, Khyber, Jawid et Rohani que nous regardons la route, que nous découvrons pour la première fois la mer, les filles en minijupe, les gratte-ciel, la télé devenue réalité... À ces moments forts se mêlent des haltes insupportables : c'est la dualité de la migration clandestine. Elle oscille invariablement entre urgence et ennui, extase et déprime, héros et zéro.

Kingsley : Carnet de route d'un immigrant clandestin, ED. Marval

Kingsley
Kingsley ©

Kingsley, un jeune Camerounais de 22 ans, il a traversé en toute illégalité l'Afrique subsaharienne (le Cameroun, le Nigeria, le Niger, le désert du Sahara, l'Algérie et enfin le Maroc) pour s'embarquer sur un esquif de fortune et affronter l'Atlantique afin d'entrer clandestinement aux Canaries, territoire espagnol, donc européen. Aujourd'hui, il vit en France et a réussi à obtenir une carte de séjour en toute légalité. Olivier Jobard a accompagné Kingsley tout au long de sa périlleuse aventure et a retracé en photographies ce que l'on peut considérer comme une épopée des temps modernes.

Retour à Wenzhou , ED. Les belles lettres, Neus, Fanny Tondre et Olivier Jobard

retour à Wenzhou
retour à Wenzhou ©

Comme 60 000 chinois, M. et Mme Zhang vivent en France dans la clandestinité. Ils sont venus dans l'espoir de faire fortune au début des années 2000. Entre-temps la Chine a considérablement changé et alors que certains s'accrochent coûte que coûte à l’espoir d’une régularisation, ils ont décidé de prendre le chemin du retour. C’est entre les quartiers chinois de Paris et la province de Wenzhou que se raconte leur histoire. Des gens simples, amoureux et obstinés, déçus mais pas défaits. À travers leur quotidien, entre repli sur soi et désir de réussite, se dessine un regard nouveau sur la communauté chinoise de Wenzhou et sur les migrations de ces dernières années.

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bandeau RV aussi def
bandeau RV aussi def ©

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La galerie FAIT & CAUSE présente « Survivance » de Denis Paillard

Denis paillard survivance
Denis paillard survivance ©

Du 30 septembre au 31 octobre 2015 Lieu : Galerie Fait & Cause 58, rue Quincampoix 75004 Paris

Cette exposition présente la mémoire des gardiennes du génocide de Srebrenica (massacre commis en juillet 1995) . Denis Paillard raconte avec pudeur les traces de violences physiques et psychologiques et pose un regard sur la désespérance et la possibilité de résilience. Denis Paillard, photographe lillois, a fait appel à Florence Hartmann, elle-même écrivain et journaliste, porte-parole de Carla Del ponte (procureur du TPY, tribunal international pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda) pour présenter son travail.

Les photaumnales de Beauvais

Du 19 septembre au 29 novembre

Beauvais - Oise - Picardie

Les Photaumnales 2015
Les Photaumnales 2015 ©

L’envie première était de rendre hommage à Hippolyte Bayard (1801-1887), natif de Breteuil dans l’Oise. Inventeur du positif direct, bidouilleur génial en un temps où en photographie, tout était à expérimenter.

Hors série Fisheye "No color"

Fisheye no color
Fisheye no color ©

Le magazine fisheye vient de sortir un hors série consacré intégralement au noir et blanc avec comme redacteurs en chef,Sylvie Hugues et Jean Christophe Béchet.

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