Sabine Weiss a commencé la photographie à douze ans avec un appareil en plastique acheté 2,50 franc. Elle est aujourd’hui la dernière représentante du grand courant de la photographie dite humaniste mais elle préfère se qualifier d’artisan photographe.

Vitrine de la maison Borniol, Paris, 1954
Vitrine de la maison Borniol, Paris, 1954 © Sabine Weiss

Ce courant, typiquement français, a souvent été à tort réduit à des images sentimentalistes. Les photographes humanistes français, pour la plupart réunis au sein de l’agence Rapho (Edouard Boubat, Robert Doisneau, Jeanine Niépce, Willy Ronis …) ont rendu compte de leur époque en adoptant une démarche d’observation sociologique et non critique. 

Enfants prenant de l’eau à la fontaine, rue des Terres-au-Curé Paris, 1954
Enfants prenant de l’eau à la fontaine, rue des Terres-au-Curé Paris, 1954 / Sabine Weiss

Sabine Weiss, comme ses collègues, s’intéresse au quotidien. Elle aime les sons et les couleurs de la vie urbaine, se plaît à sillonner les terrains vagues de la banlieue, peuplés d’enfants espiègles et joueurs. L’humain est au centre de ses photographies, sans jamais porter de jugement, d’analyse ou de regard critique. Ce travail personnel est presque entièrement dévolu au quotidien des gens, de toutes les origines sociales, dans les rues des villes. 

Exposition : "Sabine Weiss - Les villes, la rue, l'autre". Le Centre Pompidou a choisi d'exposer jusqu'au 15 octobre 2018, les photographies de la période où Sabine Weiss travaillait beaucoup dans les rues de Paris ou d'autres villes, de 1945 à 1960. 

Le catalogue : "Sabine Weiss : les villes, la rue, l'autre : exposition, Paris, Centre national d'art et de culture Georges Pompidou, Galerie de photographies, du 20 juin au 15 octobre 2018" sous la direction de Karolina Ziebinska-Lewandowska aux Editions Xavier Barral. 

L'émission est en partenariat avec Le magazine Fisheye

Ecoutez l'intégralité de l'entretien avec Sabine Weiss

18 min

Sabine Weiss avec Brigitte Patient

Par France Interf
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