Au sein de l’ancienne prison de Guingamp, le centre d'art Gwinzegal ouvre son nouvel espace. Pendant les deux ans de travaux dans la prison, le Centre d’art a poursuivi ses activités d’expositions, d’ateliers, de résidences et d’éditions. L’Échappée est le nom donné à ce week end inaugural du 26 au 28 avril.

Une prison devenu centre d'art
Une prison devenu centre d'art © Gwinzegal

Guingamp a son équipe de foot légendaire mais aussi un centre d’art dédié à la photographie que Paul Cottin a crée et dirigé pendant de nombreuses années, il accueillait notamment des artistes en résidence : pour n’en citer qu’un Malick Sidibé qui en 2006 qui a installé son studio dans les côtes d’Armor ! C'est aujourd'hui Jérôme Sother qui dirige ce lieu qui rayonne au-delà de la Bretagne. 

Le week end du 26, 27, 28 avril sont des jours festifs au Centre d’art GwinZegal car on inaugure les nouveaux lieux :  La prison en plein cœur de la ville (8000 habitants). L'architecte Christophe Batard a gardé l’authenticité et l’intégrité de ce monument historique classé, l’une des premières prisons à cellule individuelle, construite au début du XIXe siècle. L’unique petite porte qui régissait les entrées et les sorties des détenus a fait place à un large portail en acier et inox. La cour centrale a été reconstruite à l’identique. Des extensions contemporaines agrandissent les volumes d’expositions du bâtiment. Découverte du lieu et des expositions en direct de Gwinzegal avec le directeur de Gwinzegal, Jérôme Sother.

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. / Juraj Lipscher

Une exposition collective rassemble les oeuvres d'Alexandra Catiere, Malick Sidibé, Mark Neville, Samuel Gratacap, Charles Fréger, Mathieu Pernot, Aurore Bagarry, Roman Signer, Pino Musi, Juraj Lipscher et Raphaël Dallaporta. Cette  première exposition dans ce nouvel espace réunit un ensemble de projets à la fois récents et inédits, et des œuvres plus anciennes qui ont marqué l’histoire courte mais riche du Centre d’art GwinZegal.

L'échappée
L'échappée / Mark Neville

Deux parcours sonores immersifs pour tenter de réintroduire le signe de l'humain dans ce nouvel espace et témoigner de ce qu'il fut pendant près d'un siècle. Casque sur les oreilles et tablette à la main, le visiteur déambule à son gré dans la prison et embarque pour deux voyages qui donnent la parole aux femmes et aux hommes qui ont « habité » ce lieu.

Il est déjà tard dans la nuit. Bientôt la ronde du gardien. Les autres dorment sauf le marin qui vient de loin, de Riga, c'est l'Estonie qu'il dit. Il parle tout seul, dans sa langue. Tout bas comme une prière. Personne ne comprend. Seul le chien lui répond en aboyant.

- Extrait du parcours sonore dit par un détenu.

Pour aller plus loin

Le centre d'art Gwinzegal réunit une école du regard, des d'expositions, une maison d'édition et des résidences d'artistes. Le lieu est ouvert à tous, l'entrée est libre. Les expositions présentées ce weekend se prolongent jusqu'au 9 juin.

Une prison devenue centre d'art
Une prison devenue centre d'art / Gwinzegal
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