Wittgenstein disait : "Le miracle, esthétiquement parlant, c’est qu’il y ait un monde. Que ce qui est soit ". Pourquoi y- a t-il quelque chose plutôt que rien? Cette question, chères âmes à la dérive, ne la trouvez-vous pas merveilleuse? Le réel est là, il existe. Epuisons-le, il en restera toujours quelque chose. En compagnie du peintre Thomas Lévy-Lasne, nous nous approchons de la réalité, nous apprenons à aimer les choses. Un jeu de désir en somme, avec Marcel, Clément, Victor, Pierre, et puis aussi, quelques dieux grecs. Une canette de coca-light à la main. Bien sûr.

Thomas Lévy-Lasne est peintre.

Thomas, (60x60), huile sur toile, 2008
Thomas, (60x60), huile sur toile, 2008 © Radio France / Thomas Lévy-Lasne

Né en 1980 à Paris,il vit et travaille à Saint-Ouen . Après quelques années passées aux côtés du critique d'art Hector Obalk à arpenter tous les musées d'Europe, il s'enferme en Picardie pour se consacrer entièrement à la peinture . Thomas Lévy-Lasne peint le monde contemporain à la manière des maîtres anciens . Ses solitides, et ses beautés, ses cruautés et ses laideurs . Ses sujets, souvent absorbés - par des écrans, les autres, l'alcool -regardent ailleurs .Thomas Lévy-Lasne joue au peintre et parfois aussi, à l'acteur.

Pour voir "Mauvaises filles, mauvais garçons" , le court-métrage de Justine Triet, c'estICI.

Pourvoir ses peintures , jetez un oeil à son site : ICI

Les remèdes de Thomas Lévy-Lasne

« Victor » roman inachevé sur Marcel Duchamp d’Henri-Pierre Roché

« War of the worlds » de Steven Spielberg

« Facades » de Philip Glass dans Glasswork (1981)

« La mouche » Cassius 1999

« Eso Es El Amor» Dario Moreno

« La force majeure », Clément Rosset, édition de minuit 1983

Les caméras cachées de François Damiens

« Quels êtres admirables que ces Grecs. Leur existence était si heureuse qu’ils imaginaient que les dieux, pour trouver leur paradis et aimer, descendaient sur la Terre. Oui, la Terre était le paradis des dieux... Voilà ce que je veux peindre. » Pierre Auguste Renoir

Le coca-cola light

« Vincent Gonzague, prince de Mantoue » 1604-1605, Pierre Paul Rubens, Kunsthistorische Museum de Vienne

Dans l’atelier à travailler

La chose à éviter à tout prix

Il faudrait pouvoir éviter d’être en vie mais ça ne serait pas très intéressant. Mieux vaut nager dans la tristesse. Des milliers de chose me rendent triste. Bon la mort, la fatalité, la maladie mais peut-être plus ce qui me parait totalement modifiable. Notre manque d’art de vivre. La haine de la réalité est partout. Le réel photoshopé, la financiarisation qui s’auto-finance, le robinet à connerie de la télé, la censure terrible autour de la mort, la maladie, la souffrance. Les médicaments qui rendent neutres. Les vacances super ailleurs pour se consoler de son travail pas du tout intéressant. Une nette tendance« bobo anar » au désengagement de la vie collective. Des espaces entiers du monde qui sont invivables et où tout le monde circule dans un déni collectif, le RER B, la ligne 13, les zones périurbaines des villes de province... Le travail qui rend malade, la justice hyper lente, les délinquants affectifs, la servitude volontaire, le design particulièrement stupide des WC, l’administration, la culpabilisation des chômeurs, la précarité organisée, la vie des animaux, l’ubris technologique, le trouble et l’agitation, il n’y a qu’à se pencher.

La gourmandise fantôme d'Eva Bester

Hécate et ses chiens , nouvelle de Paul Morand.

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