"Dumbo", "Jeux d'enfants" de Brughel, les Ramones, Thomas Bernhard, l'hôtel des Roches Noires de Trouville… retrouvez tous les remèdes de notre invitée !

Sarah Chiche
Sarah Chiche © Getty / Eric Fougere - Corbis

Sarah Chiche est écrivain, psychanalyste et psychologue clinicienne. 

Son dernier roman Les Enténébrés est paru chez Seuil en janvier 2019. 

Elle est l'auteur d'une Histoire érotique de la psychanalyse : de la nourrice de Freud aux amants d'aujourd'hui (Payot, 2018) ainsi que d'un essai consacré à Fernando Pessoa, Personne(s) (Ed. Cécile Defaut, 2013) et d'un autre sur Michael Haneke : Ethique du mikado (PUF, 2015). 

Les remèdes de Sarah Chiche :

  • « Dumbo » des Studios Disney d'après une histoire d'Helen Aberson (1941). Le moment où le petit pachyderme réussit à voler sans sa plume magique. 
  • « Jeux d'enfants », un tableau de Pieter Brueghel (1660). On peut voir le détail des 80 jeux différents auxquels s'adonnent les 200 enfants peints sur ce site
  • La reprise punk de « What a wonderful world » par Joey Ramone (2002).
  • « Des arbres à abattre » de Thomas Bernhard (1987). 
  • Une citation de Maurice Blanchot dans « L'arrêt de mort » (1948)

« Je l’ai aimée et n’ai aimé qu’elle, et tout ce qui est arrivé, je l’ai voulu, et n’ayant eu de regard que pour elle, où qu’elle ait été et où que j’aie pu être, dans l’absence, dans le malheur, dans la fatalité des choses mortes, dans la nécessité des choses vivantes, dans la fatigue du travail, dans ces visages nés de ma curiosité, dans mes fausses paroles, dans mes serments menteurs, dans le silence et dans la nuit, je lui ai donné toute ma force et elle m’a donné toute la sienne, de sorte que cette force trop grande, incapable d’être ruinée par rien, nous voue peut-être à un malheur sans mesure, mais, si cela est, ce malheur je le prends sur moi et je m’en réjouis sans mesure et, à elle, je dis éternellement : « Viens », et éternellement, elle est là. »  

  • Faire l'amour. 
  • Les couloirs à la « Shining » de l'hôtel des Roches Noires à Trouville qui a été le lieu de villégiature de Marcel Proust et de Marguerite Duras. 
  • La chose à éviter à tout prix : une vieille chanson de Françoise Hardy en mangeant de très grosses quantités de fromage, une nuit d'hiver, dans une ville de bord de mer. 
  • Une omelette nature pas trop cuite, à sept heures du matin, dans l'arrière-salle d'un café, après une nuit blanche. 
  • Un bubble tea, une boisson taïwanaise, partagée avec une amie.
  • La voix pure de la cantatrice américaine Teresa Stich-Randall interprétant « Jesu, komm in meiner Seele » (« Jésus vient dans mon âme »), l'aria de la cantate de Telemann, « Machet die Tore weit ». 

La gourmandise d'Eva Bester 

« Au bonheur des dames » d’Émile Zola (1883)

La programmation musicale

Christine and the Queens, « Les yeux mouillés »

Foals, « Exists »

Les invités
  • Sarah ChicheEcrivain, psychologue clinicienne et psychananlyste
L'équipe
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