Quelques mots de Romain Gary, Le film "Paterson" de Jim Jarmusch, le peintre Guy Oberson, jouer au poker et chanter à tue-tête ... Voici quelques-uns des remèdes de notre invitée !

Nancy Huston, écrivaine et romancière franco-canadienne, qui a fait paraître "Lèvres de pierre" aux éditions Actes Sud en août 2018.
Nancy Huston, écrivaine et romancière franco-canadienne, qui a fait paraître "Lèvres de pierre" aux éditions Actes Sud en août 2018. © Getty / Jean-Marc Zaorski

Nancy Huston est une écrivaine, essayiste et musicienne d'origine canadienne. 

En 1973, elle s'installe en France et rédige un mémoire de sémiologie sous la direction de Roland Barthes. Elle publie son premier roman, Les variations Golberg, en 1981, depuis, elle n'a cessé d'écrire. 

Son dernier livre, Lèvres de pierre, vient de paraître aux éditions Actes Sud. 

Les remèdes de Nancy Huston 

  • • Le livre Flamme et Lilas, de John Berger (1992)
  • • Le film Paterson, de Jim Jarmusch (2016)
  • • Le titre "Peaches and Cream", de The Ikettes
  • • Le titre "The Vatican Rag", de Tom Lehrer
  • • Un triumvirat de penseurs qui l'aident à vivre :  Annie Leclerc, Anne Dufourmantelle et Christiane Singer 
  • "Pensées sur le bonheur", d'Alain (1928)
  • • Jouer au poker avec des amis en buvant du whisky jusqu’à pas d’heure
  • • Chanter à tue-tête des scies de mon enfance 
  • • Cette phrase de Romain Gary : « La plus grande force spirituelle de l’humanité, c’est la connerie. »
  • • Berger, au sujet du portrait d’Ésope par Velázquez

Et voici que je me surprends à lui ressembler, à prendre son attitude : celle, un peu étrange, d’un homme à la fois blessé, meurtri et plein de compassion. Or c’est justement cette compassion, sans laquelle il n’y a pas de conteur, qui est le complément inséparable du scepticisme : une tendresse pour toute expérience vécue, comme pour tout ce qui est humain. Les moralistes, les politiciens et les marchands ne savent pas ce qu’est la vie, ils ne se préoccupent que d’eux-mêmes et des biens matériels. La plus grande partie de la littérature est l’œuvre d’exilés et de déshérités. Ceux-là savent ce qu’est la vie, ils ont appris par la force des choses à l’observer et ils ont perçu la nécessité de sauver de l’oubli cette expérience, de l’empêcher de disparaître dans la nuit. 

  • Le peintre Guy Oberson

La gourmandise d'Eva Bester

La biographie de Lenny Bruce : "How to Talk Dirty and Influence People", 1965

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