" On ne ficelle pas un officier comme un saucisson ! " Tel a été, semble-t-il, le seul commentaire désapprobateur du général de Gaulle lorsqu'on lui a appris que l'un de ses adversaires les plus déterminés, un homme qui avait essayé de le tuer à deux reprises, l'ex-colonel Argoud, venait d'être retrouvé à Paris, ligoté, dans une camionnette garée pas très loin du siège de la Police judiciaire, Quai des Orfèvres… Pourtant, sans nul doute, le chef de l'Etat devait être satisfait de savoir Argoud sous les verrous. L'ex-colonel arrêté, c'était la branche militaire la plus dangereuse de l'OAS qui était désormais coupée. Il ne restait plus, en cavale ou en exil, qu'une poignée de soldats perdus et quelques politiques comme Bidault et Soustelle. Et bientôt, on l'a déjà vu ici-même avec Monsieur X, le pouvoir va habilement amener les derniers rebelles à résipiscence. Grâce à l'opération " réconciliation " et à l'action du commissaire Barouin. Vous le savez sans doute, Antoine Argoud se trouvait à Munich lorsqu'il a été enlevé. Ce qui suscitera l'indignation sincère ou simulée des autorités allemandes. Mais c'est surtout la personnalité des kidnappeurs qui soulèvera de nombreuses questions. Qui étaient réellement ces hommes qui ont passé la frontière pour aller enlever l'un des chef de l'OAS ? Étaient-ce des barbouzes, comme on l'a longtemps prétendu ? Ou bien s'agissait-il d'agents des services spéciaux ? Monsieur X qui a naturellement son idée sur ces questions, va donc nous faire des révélations sur l'enlèvement de l'ex-colonel, sur l'identité des véritables commanditaires de cette audacieuse opération, mais aussi sur les fuites à l'intérieur de l'organisation terroriste qui ont permis de localiser Argoud dans sa retraite allemande...

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