Le sujet est douloureux et polémique. Et il est en pleine actualité ! Récemment encore, il a été au cœur des négociations entre Israéliens et Palestiniens, entre Barak et Arafat… Des négociations qui ont échoué justement parce que cette question n'a pas été résolue… Je veux parler bien sûr du dossier des réfugiés ! Des réfugiés palestiniens, ces centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants qui ont abandonné leurs maisons et leurs terres lors de la création de l'Etat d'Israël. Pour les Palestiniens, tout accord de paix doit englober le droit au retour de ces réfugiés. Pour les Israéliens, il n'en est pas question. Et d'abord parce que ce retour accroîtrait exagérément le nombre des Palestiniens qui vivent déjà en Israël et qui sont donc citoyens israéliens. Mais derrière ce sujet épineux, il y a les conditions dans lesquelles ces réfugiés ont quitté leur pays. C'est là où commence la polémique ! La thèse israélienne est bien connue : les Arabes sont partis à l'appel des autorités palestiniennes et des pays qui étaient alors en guerre avec Israël. L'Etat hébreu n'a donc aucune responsabilité dans leur départ. Pour les Palestiniens, il en va tout autrement : en réalité, la population arabe a été chassée par l'armée israélienne ! La justice commande donc que ces hommes, ces femmes et leur descendance puissent revenir chez eux… Le droit au retour est légitime ! La question est donc très sensible. En Israël même, des voix se sont élevées pour que la version officielle du départ des réfugiés soit enfin révisée… Ceux qu'on a appelés là-bas, les " nouveaux historiens " ont exigé que l'Etat hébreu assume ses responsabilités et reconnaisse enfin que tout a été fait pour provoquer le départ des autochtones d'origine arabe. Mais le gouvernement israélien campe sur ses positions. Et les archives de 1948 demeurent toujours interdites à ces historiens… Un étudiant israélien a même été attaqué en justice, au mois de décembre dernier, parce qu'il avait rédigé une thèse sur un massacre commis par Tsahal en mai 1948 dans le village arabe de Tantoura. Alors qu'il ne se passe pas une journée sans que des nouvelles alarmantes ne nous parviennent de cette région, alors que la question du Proche Orient empoisonne les relations internationales depuis plus d'un demi-siècle, j'ai demandé à Monsieur X ce qu'il savait de ce dossier sulfureux.

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