Noursoultan Nazarbaev sur un timbre poste du Kazakhstan
Noursoultan Nazarbaev sur un timbre poste du Kazakhstan © Andrei Sdobnikov / Andrei Sdobnikov

Il est tout puissant. Et il est riche, très riche ! C’est pourquoi on lui déroule le tapis rouge… Noursoultan Nazarbaev, président quasi inamovible du Kazakhstan. « Papa », comme ses fidèles l’appellent. Un ancien apparatchik communiste qui règne sans partage sur cet immense pays de l’Asie centrale, une ex-République soviétique . Oui, on lui fait les yeux doux car le Kazakhstan, c’est un peu le nouvel Eldorado. Sous ces steppes désolées, on trouve en quantité de l’uranium, des métaux rares, du gaz, du pétrole … Bref, il y a là de quoi susciter maintes convoitises. Et d’abord à l’intérieur même du pays où s’édifient des fortunes considérables sur fond de féroces luttes claniques. Mais aussi à l’extérieur où les multinationales et les grandes puissances lorgnent sur ce trésor qui semble inépuisable. Il n’est jusqu’à Vladimir Poutine qui voudrait faire du Kazakhstan l’un des piliers de son grand rêve : l’édification d’une union eurasienne , qui serait à l’Est le pendant de l’Union européenne , c'est-à-dire le rassemblement sous sa houlette des peuples slaves et turcophones. Bref, au fond, la reconstruction de l’ex-empire soviétique.

Et la France ? Elle est aussi concernée par les affaires kazakhes… Et d’abord parce nos industriels et nos hommes politiques manifestent beaucoup d’appétit pour la richesse de ce pays et les contrats qu’on peut y signer, quitte parfois à user de procédés douteux. Ainsi la Justice s’intéresse particulièrement au sénateur Aymeri de Montesquiou qui vient de perdre son immunité parlementaire à cause de son intervention supposée dans une vente d’hélicoptères. Et ensuite, assez curieusement, parce que des affrontements entre les oligarques kazakhs se sont déportés chez nous. Pour le plus grand embarras de la Justice française.

Pour aller + loin :

C'est le site d’information en ligne,OWNI.fr, malheureusement disparu il y a deux ans et demi, qui le premier a publié en février 2011 une enquête très fournie de Guilllaume Dasquié sur ce qui allait devenir le scandale du Kazakhsgate. Son titre : Opération Kazakhstan, nouvel eldorado de la France. Il était déjà question du sénateur Aymeri de Montesquiou. L’affaire, comme on le sait, n’éclatera que 4 ans plus tard avec des mises en examen. Mieux vaut tard que jamais...

Carte du Kazakhstan
Carte du Kazakhstan © Ministère français des Affaires étrangères / Ministère français des Affaires étrangères

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Kazakhstan, un régime à bout de souffle Hélène Rousselot, doctorante à l'EHESS,  sur le site Diploweb, 17 juin 2012

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