Quand un journaliste américain dénonce un authentique scandale quant à la compromission des services de renseignement de son pays avec des narco-trafiquants.

Le journaliste Gary Webb en 1997
Le journaliste Gary Webb en 1997 © Getty / Scott J. Ferrell/Congressional Quarterly/Getty Images

Cette publication fait sensation, mais bientôt le journaliste est accusé par les plus grands médias d'avoir pris des libertés avec la vérité. Un vrai lynchage. Sa rédaction en chef, qui l'avait d'abord soutenu avec enthousiasme, le lâche peu à peu. Contraint à la démission, il sombre et il finit par se donner la mort. 

Pourtant, ce journaliste n'avait rien inventé. Cette histoire jette une lumière crue sur le fonctionnement de la plus grande démocratie du monde. Pourquoi la minutieuse enquête de Gary Webb n'a-t-elle pas provoqué un véritable séisme aux Etats-Unis, alors même que le journaliste mettait en évidence que les activités criminelles de la CIA étaient directement responsables de l'épidémie de drogue qui avait submergé la côte ouest dans les années 80, et surtout, sévi dans la population afro-américaine ? 

Et si la grande presse n'avait pas suivi et avait même fini par pilonner, le travail du journaliste était-ce seulement parce qu'au même moment, il n'était question que des exploits sexuels de Bill Clinton avec une stagiaire de la Maison-Blanche ? Un rideau de fumée ou la volonté d'étouffer à tout prix un scandale dévastateur. 

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