Mystères autour d'un grand historien d’art, conseiller de la Reine et surtout agent double pour l'URSS en tant que membre des "Cinq de Cambridge" durant la Seconde Guerre mondiale et la Guerre froide.

Anthony Blunt, un des familiers de la famille royale, un espion soviétique ?
Anthony Blunt, un des familiers de la famille royale, un espion soviétique ? © Getty / Bettmann

Un gentleman, familier de Buckingham Palace, chevalier de la Couronne, mais aussi commandeur dans l'ordre de notre Légion d'honneur. Pourtant, Sir Anthony était aussi un espion, l'un de ces cinq traîtres de Cambridge issus de la meilleure société et qui, pendant la Seconde Guerre mondiale et dans les années qui ont suivi, ont rendu d'immenses services aux Soviétiques. Grand historien d'art, conseiller de la reine et dont le rôle n'a été rendu public qu'à la fin des années 70. Il y avait pourtant longtemps que le service de contre espionnage britannique savait toute la vérité sur lui, mais aucune poursuite n'avait été entamée.  

Ce n'est pas le moindre mystère d'une affaire dont tous les secrets n'ont pas été totalement révélés. L'occasion de revenir sur un dossier sur lequel flotte un parfum de scandale typiquement british, mêlant sexe, politique et trahison. 

Monsieur X revient sur les doubles vies de ce grand espion : un parfait produit de la bonne société britannique, un esthète passé par les écoles les plus prestigieuses du royaume, un historien de l'art dont les travaux font autorité et qui va personnellement veiller sur les collections de la famille royale. Puis, il y a l'autre part d'ombre de l'espion qui a trahi au moins au début par idéalisme. 

Si sa trahison ne fait aucun doute, on peut se demander si le fait qu'elle ait été si longtemps occultée ne cachait pas autre chose. Et pourquoi Margaret Thatcher a cru bon de révéler l'affaire peu de temps après son accession au pouvoir. 

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