Depuis que Total s'est implantée en Birmanie au début des années 90 pour y exploiter les riches gisements de gaz,la compagnie pétrolière fait l'objet de nombreuses critiques. Peut-on faire du commerce avec n'importe qui ? La Birmanie est une narcodictature, qui vit sous la férule d'une junte militaire particulièrement féroce, c'est aussi la patrie du pric Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, longtemps séquestrée, et actuellement toujours surveillée. La Birmanie est donc au ban de la société internationale. Total est non seulement accusée de soutenir ses dirigeants mais aussi d'avoir fermé les yeux sur de graves atteintes aux droits de l'Homme. A chaque fois, Total a répliqué en accusant ses détracteurs de fomenter des campagnes de dénigrement mensengères. Alors qu'en est-il ? Si la question a été posée à Monsieur X, c'est qu'un livre récent donne un point de vue inédit et provocateur sur ce dossier : "L'arme de la désinformation" de Rémi Kauffer qui recense justement toutes les formes prise par la désinformation. Autrefois spécialité soviétique, la désinformation semble en effet jouer un rôle de plus en plus grand dans la compétition industrielle, commerciale et technologique. Particulièrement dans la rivalité entre l'Europe et les Etats-Unis. Et les méthodes utilisées sont du ressort du monde de l'espionnage et du renseignement. La compagnie Total a-t-elle été victime d'une campagne de ce type ?

L'équipe

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.