C’est l’histoire d’une dérive presque obligée... Le climat de violence, la culture du secret et un recrutement peu scrupuleux ont conduit presque naturellement le SAC à s’engager dans des voies de plus en plus tortueuses et de plus en plus douteuses. Pourtant, à l’origine, le SAC n’est qu’une association loi 1901, destinée à soutenir l’action du général de Gaulle. Rien de répréhensible, donc. Mais déjà dans l’ombre, ses dirigeants dont le célèbre Jacques Foccart, veulent faire de ce mouvement une police parallèle chargée de surveiller les opposants et de prévenir toute contestation… Une officine qui, au fil du temps et des événements, infiltre la police et ses services secrets mais qui est aussi amenée à lancer des ponts vers le milieu pour accomplir ses besognes les moins honorables. C’est ainsi par exemple que le caïd lyonnais Jean Augé devient aussi le chef régional occulte du SAC. Un compagnonnage dangereux car il est évident que les malfrats recrutés se soucient bien peu de politique et ne se servent du SAC que pour faire prospérer leurs propres affaires. La carte tricolore du service est en effet un vrai sésame. Et les différentes tentatives d’épuration de l’organisation n’y peuvent mais : le ver est dans le fruit. En 68, nous l’avons vu la semaine passée avec Monsieur X, le SAC contribue de façon relativement efficace à la reprise en main et au sursaut gaulliste. C’est le SAC qui a en particulier organisé la grande manifestation du 30 mai qui a scellé la véritable fin du mouvement de contestation. Monsieur X poursuit donc son récit sur l’histoire du SAC. Une histoire qui se terminera tragiquement en 1981 à Auriol par un vrai massacre.

programmation musicale

Barbara

Liberté album: Bravo à Barbaralabel: CBS Disquesparution: 1988

Jacques Dutronc

On nous cache tout on nous dit rien album: compilation "en vogue"label: BMG Franceparution: 2004

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