Avec Monsieur X, nous avons souvent parlé de la Tchétchénie qui a joué un rôle disproportionné, étant donné sa taille, dans l’histoire contemporaine de la Russie…

Ramzan Kadyrov, 13 décembre 2011
Ramzan Kadyrov, 13 décembre 2011 © Gouvernement russe © Wikimedia Commons

« Satrape » , Homme puissant et despotique, personne qui mène grand train… Si j’en juge par le Petit Robert , la définition du mot « satrape », souvent associée à ce personnage, s’adapte parfaitement à Ramzan Kadyrov, maître absolu de la toute petite Tchétchénie. Un dictateur cruel et mégalomane qui sait attirer dans son pays, comme le miel attire les mouches, quelques gloires fatiguées du football international, telles Maradona, Papin ou des vedettes du cinéma comme Depardieu ou Van Damme… Mais il faut dire qu’on ne repart pas de Grozny sans un chèque avec beaucoup de zéros.

Avec Monsieur X, nous avons souvent parlé de la Tchétchénie qui a joué un rôle disproportionné, étant donné sa taille, dans l’histoire contemporaine de la Russie… Rappelons simplement que Vladimir Poutine doit son arrivée au pouvoir en 1999 à la deuxième guerre de Tchétchénie ! Un conflit qu’il a souhaité, et même sciemment provoqué.

Aujourd’hui, c’est donc Ramzan Kadyrov qui règne sans partage à Grozny, grâce au parrainage bienveillant du tsar du Kremlin. Et si apparemment la capitale tchétchène a spectaculairement pansé les plaies de la guerre et s’est même donné en son centre des allures de Dubaï, elle le doit aussi à un système policier implacable qui fait fi des droits de l’Homme. Et dans une région, le Caucase , qui reste un chaudron prêt à exploser à tout moment, il faut aussi s’interroger sur l’islamisation à brides abattues de la société tchétchène, une évolution que Kadyrov a érigée en mode de gouvernement. Alors même qu’à Moscou, son maître Poutine ne cesse d’assimiler Islam et terrorisme.

Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.