Comment Guy Mollet a-t-il cherché à s'appuyer sur les intérêts géopolitiques israéliens dans la région du Sinaï pour intervenir ensuite plus facilement en Egypte ?

Guy Mollet, le président du Conseil français ne semble pas convaincre les britanniques à intervenir directement. C'est l'interdiction du canal, par Nasser, aux bâtiments israéliens qui donne l'idée à Guy Mollet d'associer Israël à l'entreprise militaire qu'il entend conduire en Egypte. Israël qui entretient déjà des liens très privilégiés avec la France. 

Dès le début de la crise de Suez, le gouvernement français fait en sorte de livrer clandestinement des avions militaires et des chars à Tel-Aviv. Beaucoup de contacts se font entre les autorités respectives dans le plus grand secret. 

Guy Mollet, irrité par les tergiversations de Londres, pense même que si Israël s'engage aux côtés de la France, il pourra se passer des Britanniques pour intervenir en Egypte. 

Un prétexte : les Israéliens prendront l'initiative et lanceront une offensive contre l'Egypte. Il s'agit de laisser l'armée israélienne agir, le temps pour elle de s'approcher parallèlement des rives du canal de Suez. L'objectif étant de séparer les belligérants et de justifier l'intervention militaire française. 

Mais ils posent une autre condition, bien plus considérable. Et c'est là sans doute, le plus grand secret de l'affaire de Suez. 

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