L'affaire Cicéron est sans route l'une des affaires d'espionnage les plus étonnantes de la deuxième guerre mondiale.

L'historien Alain Decaux et l'espion "Cicéron" alias Elyesa Bazna lors d'une émission de radio à Paris en 1962
L'historien Alain Decaux et l'espion "Cicéron" alias Elyesa Bazna lors d'une émission de radio à Paris en 1962 © Getty / Keystone-France / Gamma

Ankara, 23 octobre 1943, le début de l'une des plus incroyables histoires d'espionnage : l'Affaire Cicéron

1943. Ankara, capitale de la Turquie, un pays encore neutre qui est au centre de la guerre secrète que livrent les Alliés contre le Troisième Reich. Entre octobre 1943 et le printemps 1944, le  Turc Elyesa Bazna, valet de l'ambassadeur britannique à Ankara, propose ses services à Franz von Papen, ambassadeur d'Allemagne, qui lui donne le nom de code Cicéron, et fait passer aux diplomates allemands des photographies de dizaines de documents top-secrets. 

Son officier traitant est Ludwig Carl Moyzisch qui dépend de l'Auswärtiges Amt (Ministère des Affaires étrangères) dirigé par Joachim von Ribbentrop. Elyesa Bazna réussit à communiquer de nombreuses informations secrètes, que les Allemands n'exploitent cependant pas. La hiérarchie de Berlin doute dans un premier temps de la fiabilité de cette source, puis est incapable de s'entendre et de s'organiser pour en tirer des résolutions concrètes.

► VOIR I L'Interview de l’espion Cicéron, alias Elyesa Bazna qui explique pourquoi il devint espion au profit de l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale (Archives INA).

► VOIR I La BA du film L'Affaire Cicéron de Joseph L. Mankiewicz (22 février 1952), d'après le nom de code de l'espion, qui a pris quelques libertés avec la réalité. Avec James Mason, Danielle Darrieux, Michaël Rennie...

► LIRE I "L'Affaire Cicéron" de Ludwig Carl Moyzisch (Editions Christian Bourgeois, 1984)

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