Ces images paraissaient incroyables : un président américain applaudi par une foule de jeunes Vietnamiens enthousiastes et la bannière étoilée flottant dans les rues de Hanoï… 25 ans seulement après la fin d'un conflit qui a fait 3 millions de victimes au Viêt-nam et dont les traces sont encore visibles dans la nature et les chairs des mutilés ou encore des victimes des effets des défoliants, le terrible " agent orange "… 25 ans après une guerre interminable où les États-Unis ont eux-mêmes perdu quelques 60 000 hommes et qui s'est terminée par une formidable humiliation : pour la première fois, la super-puissance occidentale était vaincue, vaincue par un petit peuple dont les moyens militaires étaient dérisoirement disproportionnés ! C'était donc il y a quelques semaines lorsque Bill Clinton a effectué un voyage officiel au Viêt-nam. Et on assistait, comme l'a justement écrit Jean Daniel dans Le Nouvel Observateur à une " exceptionnelle accélération de l'Histoire ". Lorsqu'au détour d'une de nos récentes conversations, j'ai abordé ce sujet avec Monsieur X en exprimant mon étonnement devant l'accueil reçu au Viêt-nam par Clinton, mon interlocuteur a souri… Et il m'a dit assez mystérieusement : "Les rapports entre les révolutionnaires Vietnamiens et les Américains ont toujours été assez compliqués. Parfois même très surprenants. Je vous raconterai un jour…" Que voulait-il dire ? J'ai compris qu'il me faudrait, comme d'habitude, être patient. Et cette semaine, enfin, Monsieur X a choisi d'évoquer ce sujet… Et il m'a révélé en particulier que Hô Chi Minh, la légendaire figure du nationalisme vietnamien et l'homme qui a incarné la lutte des pays sous-développés contre les puissances occidentales, avait eu autrefois des rapports avec les services secrets américains ! Mais pourquoi donc celui qui allait devenir l'un des ennemis les plus résolus des États-Unis avait-il d'abord bénéficié du soutien américain ? Dans un instant la réponse de Monsieur X…

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