Elle est devenue l'archétype de l'espionne, malgré elle. Mata Hari, son nom d'artiste, est même devenu un nom commun désignant une femme fatale capable de toutes les traîtrises, alors même qu'il semble que, dans la réalité, elle ait été la moins efficace et la plus dérisoire des espionnes...

Portrait de Mata Hari
Portrait de Mata Hari © Getty / Bettmann

Une demande de révision de son procès venait d'être présentée au Garde des Sceaux. Initiative plutôt saugrenue ou étrange tant d'années après la mort de la danseuse en 1917,  fusillée sur le polygone de tir de Vincennes. Monsieur X. a révélé qu'un de ses vieux amis, un général, lui avait permis de consulter les archives, encore secrètes, du procès de l'ancienne danseuse. Un dossier qui ne sera accessible au public qu'en 2017, un siècle après la mort de Mata Hari. 

L'espionne, femme fatale 

De son vrai nom Gertrude Margarete Zelle, Mata Hari a toujours fasciné parce qu'elle a fait de son existence une légende. Parce que cette femme convaincue d'espionnage avait osé brisé le tabou de la nudité en exhibant son corps sur scène ou dans les salons les plus huppés. 

Les historiens, sérieux ou fantaisistes, les romanciers, bons ou mauvais, les cinéastes, ont tissé autour de cette existence un invraisemblable tissu de racontars et d'affabulations. Mais Mata Hari n'était-elle pas la première à construire sa vie sur un gros tas de mensonges ? 

Gertrude Margarete Zelle est née en 1876 dans une famille bourgeoise des Pays-Bas et rien ne la destinait à la vie romanesque qui sera la sienne, une vie d’exotisme, d’érotisme et de mystère. Une vie d’aventures et de mythomanie. Lorsqu’elle débute une carrière de danseuse orientale à Paris, elle choisit un surnom désignant le soleil. "Mata Hari" signifie "Oeil du jour" en indonésien et, avec sa peau mate, elle parvient à se faire passer pour javanaise. C’est par besoin d’argent qu’elle devient par la suite espionne pour l’Allemagne. 

Elle est l’agent H21, chargé de recueillir des confidences sur l’oreiller...

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