Qu’avaient-ils de plus que les autres ? Quasi-analphabètes, comment ces souteneurs, tout juste débarqués de leur île natale vont-ils parvenir à s’élever dans la hiérarchie du milieu jusqu’à en devenir les parrains pendant plus de deux décennies ? Mais surtout, et c’est l’une des questions qui occupe Monsieur X, pourquoi sont-ils si longtemps restés intouchables ? Je veux bien sûr parler des frères Guerini, des caïds corses qui ont fait pendant des années la pluie et le beau temps à Marseille… Des frères, essentiellement les deux aînés Antoine et Barthélémy, dit Mémé, qui vont s’élever au-dessus de leurs pairs en gangstérisme parce qu’ils sont plus intelligents mais surtout parce qu’ils exploitent habilement la situation politique… A vrai dire, ils ont eu des précurseurs, les sinistres Carbone et Spirito qui ont frayé avant guerre avec le fascisme avant de sombrer dans la Collaboration et la collusion avec la Gestapo. Les Guerini, eux, choisissent le camp opposé. Mémé, résolument et avec un courage certain. Antoine, de façon plus opportuniste et sans jamais oublier de faire fructifier ses affaires délictueuses… Il n’empêche qu’à la Libération le clan des Guerini règne sans partage et va exploiter sans vergogne les amitiés et les complicités forgées dans la Résistance. Et bientôt, alors que la Guerre froide va enfoncer un coin dans les alliances politiques passées dans le combat, les Guerini s’engagent à nouveau et deviennent des auxiliaires précieux dans la lutte contre le communisme. Des auxiliaires qui n’hésitent pas à fricoter avec les services secrets…

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Henri Garat

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Mon gangster

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