C'était il y a vingt et un ans, à la fin de 1979… Les blindés de l'URSS envahissaient l'Afghanistan. Comme ils l'avaient fait plus tôt à Prague, en 1968 ou à Buda-pest en 1956. Le panzercommunisme, comme on l'a appelé, se livrait une nouvelle fois à une impression-nante manifestation de force… Des dizaines de mil-liers de soldats soviétiques puissamment armés inves-tissaient ce petit pays de sept millions d'habitants, sous le prétexte de venir en aide à un régime ami miné par une rébellion islamiste. Quatre ans après l'humiliation subie par les Etats-Unis au Vietnam, le camp communiste paraissait plus fort que jamais : en Angola, au Mozambique, au Yémen du Sud, au Nicara-gua, Moscou avançait ses pions… Et à Washington, où l'on vivait la douloureuse crise de l'affaire des otages de Téhéran, on semblait se contenter de compter les points… D'autant que le président américain s'appelait Jimmy Carter et que l'opinion internationale le consi-dérait comme un mou, incapable de résister efficace-ment à la politique agressive et expansionniste de l'URSS. Pourtant, paradoxalement, cette invasion de l'Afghanistan, et l'enlisement progressif de l'Armée rouge, vont marquer le début du déclin de l'empire so-viétique. Une décennie plus tard, l'URSS n'existera plus. Pour Moscou, l'Afghanistan a été son Vietnam ! Selon Monsieur X, il ne s'agit nullement d'un hasard. C'est en fait un véritable piège qui a été tendu aux So-viétiques. Un piège dans lequel ils sont tombés et qui a fini par précipiter la fin de l'URSS !

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