Surprise : Monsieur X a choisi cette semaine de me parler de sport ! Et j’avoue que sur le moment, je n’ai pas très bien compris tant le sport me paraît éloigné des préoccupations habituelles de mon interlocuteur… Cependant mon étonnement a été de courte durée : il s’est en effet proposé d’ouvrir un dossier bien sulfureux, celui d’un homme qui, malgré un passé politique ô combien contestable, a régné pendant vingt ans sur le sport international, imposé des mutations irréversibles et a peut-être entretenu des relations coupables avec le monde du renseignement… Mais, comme dirait Monsieur X, n’allons pas trop vite… Cet homme, c’est Juan Antonio Samaranch, l’ancien patron du Comité International Olympique. Le marquis de Samaranch, puisqu’il a été anobli par le Roi Juan Carlos. Et pour commencer, je n’ai pas trouvé mieux que ces quelques lignes écrites à l’annonce de son décès par le journaliste Sylvain Cypel dans Le Monde du 24 avril 2010. Je cite : "D'une ambition et d'un orgueil extrêmes, fou de politique, grand séducteur, il était aussi fidèle en amitié jusque dans ses relations les moins honorables. Un Espagnol florentin comme personne. « Pas d'une intelligence fulgurante, mais profonde. C'était un lent, mais d'une habileté diabolique », disait de lui un vieux complice, le journaliste Andres Merce Varela. Sa maxime préférée : « Le meilleur moyen de gagner une bataille est souvent de ne pas la livrer ». Juan Antonio Samaranch, a dit Maurice Herzog qui fut ministre des sports du général de Gaulle, « avait un don pour juguler toute opposition. Sa force était d'embrasser ses ennemis pour les paralyser sans les étouffer ». Dans les milieux sportifs français, on l'avait surnommé « Ça m'arrange ! ». Retour sur l’étonnant parcours de ce curieux personnage et les zones d’ombre qui demeurent autour de son existence…

Juan Antonio Samaranch
Juan Antonio Samaranch © Tech. Sgt. Rick Sforza, U.S. Air Force.

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