Le soupçon est permanent et hante l’état-major américain… Dans quelle mesure peut-il faire confiance à l’allié pakistanais dans sa lutte contre les talibans ? Un allié qui jouerait double-jeu et n’aurait jamais cessé de soutenir et même manipuler ces talibans qui sont plus puissants que jamais et contrôlent déjà plus ou moins 70 % du territoire afghan… La question est donc récurrente. Elle est au centre des réflexions de l’administration Obama qui voudrait bien se désengager du bourbier afghan et a d’ailleurs rendu public le calendrier du retrait des forces de la coalition à l’occasion de la dernière réunion des pays membres de l’OTAN. Un calendrier idéal car on ne voit pas aujourd’hui, à moins de reconnaître l’échec de la Force Internationale d’Assistance à la Sécurité, son nom officiel, comment Washington pourrait retirer ses troupes. Où se trouve la solution ? Dans une négociation avec les talibans ? Mais avec lesquels ? Les bons ou les mauvais, comme on a désormais l’habitude de les nommer… Dans ce grand jeu, plus compliqué que jamais, le Pakistan, qui s’est toujours intéressé de très près à son voisin, est un partenaire obligé… Mais la vérité oblige à dire que malgré les milliards de dollars offerts à Islamabad, les Pakistanais continuent à jouer leur propre partie et à considérer que le conflit afghan est aussi un autre aspect de la perpétuelle rivalité qui les oppose à l’Inde dans le sous-continent. Monsieur X essaie donc de décrypter les enjeux en cause et d’y voir plus clair dans les manœuvres tortueuses des services secrets pakistanais, le redoutable ISI dont on a récemment beaucoup parlé chez nous aussi, à propos de l’attentat de Karachi.

programmation musicale

Nusrat Fateh Ali Khan/Michael Brook

My heart my life album: Night Songlabel: Real World

Hildur Gudnadottir

Into warmer air album: Without sinkinglabel: Touch

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