(1ère diffusion : 8 octobre 2011)

C’est un cas unique dans l’histoire du KGB ! Certes, la centrale soviétique a vu certains de ses agents espionner pour l’Ouest, faire défection puis passer à l’ennemi. Toutefois l’officier du KGB, Viktor Orekhov, lui, n’a pas trahi sa patrie. Mais il a choisi d’être un dissident tout en restant au cœur de la pieuvre. Mieux, ayant ouvert les yeux sur l’imposture soviétique, il a courageusement décidé de venir au secours de ces dissidents, alors même qu’il était chargé de les traquer et de les envoyer au Goulag ou dans l’un des ces hôpitaux psychiatriques où le KGB enfermait les citoyens qui osaient critiquer le système.

Oui, un cas unique et douloureux. Car Orekhov a fini par être victime du double-jeu qu’il menait. Et, dénoncé par l’un de ces dissidents qu’il tentait de protéger, il a connu lui aussi le Goulag… Et il a été poursuivi par la haine de ses anciens supérieurs jusque dans les années 90, c’est à dire après la disparition de l’URSS… Mais comment s’en étonner, puisque le FSB, héritier du KGB, poursuivait ses activités avec les mêmes hommes et parfois les mêmes méthodes…

Bibliographie :

- "Viktor Orekhov un dissident du KGB", de Nicolas Jallot, Stock, 2011

A noter : Nicolas Jallot est aussi l'auteur d'un formidable documentaire diffusé par Arte en novembre 2010 "Le dissident du KGB"

-"Tu ne craindras point le mal",de Nathan Chtcharanski,Grasset, 2008

- "La bombe à retardement : enquête sur la survie du KGB " Evguenia Albats, Plon 1995

- « Pour votre liberté et pour la nôtre, le combat des dissidents de Russie », de Cécile Vassié, Robert Laffont, 1999

- « Les prédateurs du Kremlin », d’Hélène Blanc et Renata Lesnik, Le Seuil, 2009

Discographie :

  • « Piraty », par Liningrad, chez Veka Records, 2007

  • « Such tape and music », par Lobule, chez Quartz Music, 2011

  • Spaceheart ”, par Christian Zanesi, Chez Cezame/Universal, 2008
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