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Inimaginable ! Le petit Luxembourg, havre de paix et de prospérité, a connu lui aussi, comme son voisin belge ou encore l’Italie des années de plomb, une période trouble où de mystérieux poseurs de bombes ont tenté de développer une stratégie de la tension visant à déstabiliser le pays .

C’est si vrai qu’en ce moment même, la Justice du Grand Duché essaie de faire la lumière sur ces événements qui datent des années 80. Deux individus font l’objet d’un procès fleuve depuis février dernier. Mais pour leurs avocats, ce ne sont que des boucs émissaires. En réalité, il aurait existé au Luxembourg une vaste conspiration impliquant des gendarmes, des militaires, les services secrets et des activistes d’extrême droite… On y retrouve aussi en filigrane l’action des fameux réseaux clandestins Gladio ou Stay-Behind mis en place dès la fin de la Seconde Guerre mondiale pour faire pièce à une éventuelle offensive des armées du Pacte de Varsovie.

Coïncidence fâcheuse, à la même époque, de l’autre côté de la frontière, ceux qu’on a appelés les « Tueurs fous du Brabant » semaient la terreur en assassinant, sans mobile apparent, une trentaine de citoyens belges. Tandis que d’autres terroristes, se réclamant de ténébreuses Cellules communistes combattantes, perpétraient de nombreux et parfois sanglants attentats visant les installations de l’OTAN et les milieux patronaux…

Y avait-il un lien entre toutes ces actions ? Et jusqu’où sont remontées les complicités ? Ces questions agitent aujourd’hui le Grand Duché de Luxembourg et inquiètent ses dirigeants politiques.

Château de Senningen où se trouvent les archives des services secrets du Grand Duché du Luxembourg
Château de Senningen où se trouvent les archives des services secrets du Grand Duché du Luxembourg © jwh / jwh
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