Depuis quelques semaines, les affaires angolaises sont à la une… Et l'on semble découvrir un monde glauque où s'entrecroisent hommes politiques et trafiquants de haute volée, où la moindre commission se calcule en millions de dollars, où la guerre est une industrie comme une autre… Je dis bien que l'on semble découvrir car nul n'a jamais douté que l'Afrique était un terrain de chasse privilégié pour les aigrefins de toute nature et les réseaux de toute obédience… Et nous, Français, sommes bien sûr particulièrement concernés en raison des liens intimes et trop souvent obscurs que nous avons noués avec ce continent depuis les temps lointains de la colonisation. Il était donc tentant de demander à Monsieur X ce qu'il pensait de ces affaires puisque les services secrets y ont joué - et y jouent encore - un rôle important. Mais, d'abord, une observation : l'Angola est une ancienne colonie portugaise et pourtant la France est impliquée depuis vingt-cinq ans dans le conflit qui déchire ce pays de façon quasi ininterrompue. Un conflit qui a déjà fait des centaines de milliers de morts et qui a provoqué la ruine de l'Angola, alors même qu'il s'agit de l'un des pays potentiellement le plus riche du continent grâce à ses ressources naturelles… Mais à l'évidence, c'est paradoxalement cette richesse qui est la cause de ce désastre… Une richesse qui a attiré toutes les convoitises et qui explique qu'aujourd'hui, un quart de siècle après l'indépendance, l'Angola est toujours victime d'une guerre civile impitoyable, attisée par les marchands d'armes et les grandes puissances économiques…

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