Explosion du bâtiment des Marines à Beyrouth le 23 octobre 1983 quelques minutes avant celle du Drakkar
Explosion du bâtiment des Marines à Beyrouth le 23 octobre 1983 quelques minutes avant celle du Drakkar © Official USMC Photo / Official USMC Photo

L’image a choqué tous ceux qui ne pouvaient oublier : les survivants ou les parents des morts du Drakkar, cet immeuble de Beyrouth où les paras français de la force internationale étaient basés… Oui, l’image du chef d’état syrien présent dans la tribune présidentielle lors du défilé du 14 juillet 2008 a choqué… Car nombreux étaient ceux qui attribuaient la responsabilité de l’attentat du Drakkar à la Syrie… Un attentat qui, rappelons-le, a coûté la vie à 58 de nos soldats en octobre 1983 . Pour l’armée française, il s’agissait du bilan meurtrier le plus lourd en une seule journée depuis la fin de la guerre d’Indochine…

Face aux critiques, des critiques d’autant plus virulentes qu’un détachement de Casques bleus défilant ce 14 juillet avait été baptisé du nom du lieutenant qui commandait les paras du Drakkar, les autorités françaises ont répliqué que la Syrie n’était en rien impliquée : c’était l’Iran et le Hezbollah qui avaient perpétré cet attentat. On verra ce qu’il en est avec Monsieur X… Mais, surtout, bien sûr, trente ans après, en invitant Bachar el-Assad, il était temps de faire table rase du passé… Et pensant clore la polémique, le ministre de la Défense a même cru bon d’ajouter : avec ce genre de raisonnement, les Allemands seraient toujours nos ennemis ! Ce qui, au vu de ce qu’il se passe aujourd’hui en Syrie, paraît pour le moins insolite.

Regarder le reportage sur l'attentat sur Le Drakkar à Beyrouth le 23 octobre 1983 au journal de 13h d'Antenne 2.

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