La bombe A, la bombinette comme disaient les adversaires du général de Gaulle… La semaine passée, Monsieur X a raconté la naissance de notre arme nucléaire… Une naissance difficile et parfois tumultueuse… Ainsi, la quatrième bombe expérimentale, " Gerboise verte ", avant d'être tirée dans le désert du Sahara, a failli tomber entre les mains des généraux putschistes d'Alger en avril 1961 ! Cette bombe devenue enfin opérationnelle est devenue un instrument politique et diplomatique pour le chef de l'Etat. La France accédait au club très fermé des puissances nucléaires et pouvait y faire entendre sa voix. Et, résolue à infléchir les relations Est-Ouest, elle ne tardera pas à prendre ses distances avec l'OTAN. C'est donc en 1960 que la première bombe A est expérimentée. Mais il s'agit d'une bombe atomique classique. Les autres, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'URSS, ont franchi un pas supplémentaire. Un pas de géant. Ces trois nations ont déjà percé les secrets du thermonucléaire et leurs armées sont dotées de bombe H. Des armes d'une puissance terrifiante. La plus grosse bombe H jamais expérimentée par l'homme était quatre mille fois plus puissante que la bombe A qui a détruit Hiroshima. Après le tir de cette première bombe A, on pense donc que les savants français vont sans tarder s'atteler à la conception et à la fabrication d'un engin thermonucléaire… Américains, Soviétiques et Britanniques n'ont mis que quelques années pour passer d'une technologie à l'autre. Mais, curieusement, les chercheurs français traînent… Et à l'Élysée, le général de Gaulle s'impatiente. Bientôt, il tapera même du poing sur la table. Alors pourquoi ce retard ? C'est l'une des questions auxquelles Monsieur X se propose de répondre. Mais il en est une autre, encore plus passionnante : quel a été le rôle des hommes de l'ombre dans cette affaire ?

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