C’était un lieu commun il y a quelques mois : les animateurs du printemps arabe, tunisiens ou égyptiens, s’inspireraient à coup sûr de l’exemple turc… C’est à dire de cet islamisme modéré de la Turquie qui pouvait co-exister avec la démocratie et qu’on citait un peu partout en exemple… Et pas uniquement dans les pays musulmans. Il faut aujourd’hui déchanter : non seulement parce que la victoire électorale des islamistes, tant au Caire qu’à Tunis, inspire les plus grandes craintes en matière de droits de l’Homme – et surtout de droits de la Femme – mais aussi parce que l’exemple turc ne fait plus autant rêver… Le régime d’Ankara se durcit. Le pouvoir n’hésite plus à s’attaquer à la liberté de la presse, les arrestations de complotistes, ou de personnes présentées comme telles, se multiplient et, comme aux pires moments de la dictature militaire, la répression anti-kurde est à nouveau à l’ordre du jour. Bref, pour les observateurs les plus aguerris, on est en train de passer d’un état-Kémaliste à un état-AKP, du nom du parti au pouvoir, celui du Premier ministre, Recep Erdogan, qui semble procéder à une islamisation progressive de son pays…

Qu’en est-il exactement ? Monsieur X, qui m’a souvent parlé de la Turquie, fait le point.



Bibliographie :

- « Histoire de la Turquie contemporaine », Hamit Bozarslan, La Découverte, 2004

- « La Turquie », de Semi Vaner (sous la direction) Fayard, 2005

Discographie :

- Deux extraits de l'album "800" de Mercan Dede, Label Doublemoon, 2007

- BOF de "Yol" de Yilmaz Guney : compositeur : Sebastian Argol ; label : Milan FMC 405, 1982. Un extrait : "Horsemen in the wind"

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