C’est une histoire qui fait froid dans le dos ! L’histoire d’un homme humilié, calomnié, emprisonné, battu, neuf ans seulement après avoir commandé le plus grand maquis de France et reçu les décorations nationales et internationales les plus prestigieuses. Telle est pourtant la vérité. Une vérité qui dérange encore aujourd’hui tant elle semble incroyable. Georges Guingouin, l’une des plus belles figures de la Résistance, selon le général de Gaulle, a en effet connu cette descente aux enfers après avoir été fêté en héros à la Libération. Si Monsieur X a voulu ouvrir ce douloureux dossier, c’est que malgré l’issue judiciaire favorable au colonel Guingouin, il reste à dénouer les fils de la monstrueuse machination qui l’a conduit en prison. Une citation, avant d’écouter mon interlocuteur. Je l’ai trouvée dans Philippe Robrieux, auteur d’une monumentale Histoire du Parti communiste français, parue chez Fayard. Robrieux dresse le portrait de Guingouin. "De haute stature, dans les 1,75m au moins, il était presque devenu en Limousin un personnage de légende avec son casque, ses lunettes, sa forte mâchoire, son visage un peu anguleux, sa carrure sportive et son allure de grand “ trois quart aile ”, son langage d’instituteur, non pas châtié, mais toujours correct, sa parole forte et sa façon bien à lui de se montrer chaleureux, avenant même, avec le mot qu’il faut et la mine qui convient, le teint légèrement coloré qui caractérise les hommes du peuple, un peu le genre des bons officiers de terrain, des meneurs d’hommes de la guerre de 14-18. Il était de ces leaders qui gardent ce qu’il faut de distance tout en sachant parler aux gens sous leurs ordres, avec lesquels ils établissent un bon contact. Bien que quelque peu nerveux dans certaines de ses réactions, sa stature, sa façon de parler, ses mérites et son courage connus de tous lui conféraient une autorité naturelle, et une aura incontestable auprès de sa base militante."

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