Pourquoi parler de "bataille" alors que ça n'en était pas une ? Comment a-t-elle été codifiée par les officiers français pour traduire en Algérie les principes de "la guerre nouvelle" ?

Il ne s'agissait pas de l'action de deux armées qui se combattent. Pas de front, ni d'affrontements directs. Il ne s'agit que de pacification et pourtant l'expression s'est peu à peu imposée.

"Monsieur X" revient sur cet étonnant phénomène qui a lieu en 1957 à Alger. C'est le fruit d'une systématisation militaire née à l'époque de la guerre d'Indochine mais qui n'avait pas permis pour autant de vaincre la rébellion et la propagande du Vietminh. C'est parce que la France a sous-estimé la capacité de l'adversaire à accomplir des exploits, qu'ils entendent ne pas reproduire la même erreur avec l'Algérie. 

C'est en lisant le petit livret rouge de Mao que les officiers français revoient leurs méthodes de guerre et la gestion des territoires colonisés. Quels étaient les principes de cette nouvelle école de guerre que réclamaient ces officiers pour venir à bout de l'organisation politique et militaire de l'ennemi ? 

Tous les officiers qui reviennent d'Indochine ont soif de revanche et entendent expérimenter en Algérie les méthodes de contre-guérilla et de guerre contre-révolutionnaire dans un climat qui devenait de plus en plus tendu. 

Si les principaux chefs militaires présents en Algérie vont inciter leurs subordonnés à user de pratiques interdites par les lois de la guerre, le gouvernement de Guy Mollet obtient de l'Assemblée les pouvoirs spéciaux, et signe un décret autorisant les militaires à se substituer aux autorités civiles. Les officiers disposent de la libre application des fameuses théories de "guerre révolutionnaire" définies plus tôt au Vietnam. 

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