C’était une première dans cette Afrique francophone qui venait tout juste d’accéder à l’indépendance : une intervention militaire française visant, non pas à venir en aide à un pays en proie à une agression extérieure mais à permettre à un dirigeant mal en point de récupérer son pouvoir. Et donc une ingérence armée de l’ancien colonisateur dans la vie politique d’un Etat en principe indépendant. Une première mais pas une dernière. C’était en 1964, au Gabon. Le président M’Ba, renversé par un putsch militaire, a donc récupéré le pouvoir grâce aux paras français. Une manière, pour le général de Gaulle et son fidèle Jacques Foccart, grand manitou de la politique africaine de la France, de rassurer les autre dirigeants de notre pré carré. Menacés d’être déposés par leurs opposants, ils pourraient toujours compter sur la main armée de la France. Et c’est ainsi que l’on a découvert que notre pays et certaines de ses anciennes colonies étaient liés par des accords secrets, accords qui permettaient ce genre d’intervention militaire. Néocolonialisme ou défense de nos intérêts économiques et stratégiques menacés par des rivaux étrangers ? Ou bien les deux ? Monsieur X revient sur cette curieuse mais exemplaire histoire au fort parfum barbouzard.

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Pierre Akendengue

Viyo : Ténèbres label: Mélodie

Pierre Akendengue

Lambaiya album: Obakadenceslabel: Mélodie

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