De Gaulle était la bête noire des Américains, on le sait… Même s'il faut nuancer cette affirmation. En de grandes occasions, comme par exemple lors de la crise des fusées de Cuba, le général a choisi clairement son camp et les États-Unis ont su le reconnaître. Mais, c'est vrai, de Gaulle n'a cessé d'agacer les Américains et de provoquer leur incompréhension sinon leur franche hostilité. Sa méfiance vis-à-vis des blocs et des idéologies, son indépendance sourcilleuse, son désir de doter la France de l'arme atomique, ne pouvaient qu'exacerber la tension entre nos deux pays. Et, récemment, un journaliste du Nouvel Observateur, Vincent Jauvert a même pu faire paraître un livre intitulé tout simplement "L'Amérique contre de Gaulle." Nous en reparlerons. Il était donc tentant de voir de façon plus précise ce que les Américains ont réellement tenté pour embarrasser cet allié encombrant. Pour l'embarrasser ou peut-être même l'éliminer ! Et Monsieur X, lors de notre rencontre hebdomadaire, m'a proposé de répondre à une question qui n'a toujours pas reçu de réponse convaincante : en 1961, les généraux putschistes d'Alger, ce quarteron de généraux comme disait de Gaulle avec mépris, ont-ils été oui ou non encouragés par Washington ? Encouragés et soutenus ! L'histoire est beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît. Et elle dissimule encore bien des obscurités.

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