Comment les principes de la "guerre nouvelle" ont-ils été appliqués lors de "la bataille d'Alger" et quelles ont été les conséquences d'une telle théorisation ?

On l'a appelé "La guerre révolutionnaire" ou encore "La guerre moderne". Autant de principes que les officiers appliquent en Algérie dès 1956 après les opérations successives de "pacification" qui ont lieu depuis la Toussaint 1954.

1956, le gouvernement de Guy Mollet obtient des députés le vote de pouvoirs spéciaux. Les pouvoirs civils délèguent leur autorité aux militaires qui ont les mains libres. C'est un tournant dans la guerre d'Algérie, les militaires deviennent tout puissants.

Ils se livrent à des actions qui sont non seulement contraires à la morale, mais aussi aux lois de la guerre telles qu'elles ont été définies par les Conventions de Genève. Ce sont les premières exécutions capitales des rebelles algériens. Les séries d'attentats sanglants entre obédiences interposées crispent de plus en plus la situation et sèment la terreur. 

C'est à ce moment là que la théorie de la guerre contre-révolutionnaire prend tout son sens et donne naissance à la "bataille d'Alger" qui est une vaste opération de police. Le général Massu est le grand organisateur de la bataille d'Alger, chargé de liquider les réseaux qui commettent des attentats à Alger. S'ensuit la chasse au renseignement où l'on use de la torture et des exécutions sommaires bientôt assorties de légalité ; les rafles spectaculaires ; le quadrillage de la ville, les assignations à résidence surveillées pour un temps illimité, les perquisitions de jour comme de nuit, le contrôle du droit de circulation, accélération des jugements. Les soldats peuvent faire à peu près tout ce qu'ils veulent. Cette situation se prolonge tout au long de la bataille d'Alger, qui dure presqu'un an, de janvier à octobre 1957."

Programmation musicale
  • HUBERT LENOIR
    HUBERT LENOIRMomo2018
L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.