A truck promotes the hash tag used by protesters of the 2014 Chibok kidnapping
A truck promotes the hash tag used by protesters of the 2014 Chibok kidnapping © Voice of America / Medina Dauda

« Bring back our girls ! » Rendez nous nos filles ! Le slogan s’est répandu à toute vitesse dans le monde entier tant l’enlèvement par lasecte Boko Haram de plus de 200 jeunes filles nigérianes promises à devenir des esclaves a choqué l’opinion internationale. Au-delà de la mobilisation de quelques belles âmes, cet événement spectaculaire a, semble-t-il, été l’occasion d’une véritable prise de conscience. Les dirigeants de la région, réunis à Paris, et aiguillonnés par les grandes puissances occidentales, ont enfin réalisé qu’ils devaient réagir collectivement pour juguler le danger que représente ce mouvement terroriste qui sévit à leurs frontières. Une réaction, certes, légitimée par la peur de la contagion islamiste. Mais une réaction bien tardive : Boko Haram, au moins depuis 2009, a déjà causé la mort de milliers de personnes. Et pour le seul début de cette année, le bilan s’établit à deux mille morts. Aujourd’hui, donc, il ne se passe guère de jours sans qu’on apprenne qu’un nouveau massacre a été perpétré par la secte.

Monsieur X a déjà évoqué Boko Haram. S’il m’a proposé de revenir sur ce sujet, c’est bien sûr à cause de l’actualité. Mais aussi parce qu’il lui restait à livrer un certain nombre de vérités embarrassantes…

Suite au rendez-vous avec X consacré à Edward Snowden et aux lanceurs d’alerte, j’ ai oublié de vous mentionner l’analyse concise et lumineuse d’Olivier Chopin sur l'espionnage américain : : "Pourquoi l'Amérique nous espionne?" aux éditions Hikari.

Les liens

Boko Haram et le terrorisme islamiste au Nigeria : insurrection religieuse, contestation politique ou protestation sociale ? Une étude de Marc-Antoine Pérouse de Monclos, chercheur à l’IRD et au CNRS, spécialiste du Nigeria, parue sur le site du CERI/Science Po - Questions de Recherche - N°40 – Juin 2012

Les références
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.