Quel crédit un dirigeant doit–il accorder à ses services de renseignement ? La question est d’actualité après le récent rapport des agences de renseignement américaines à propos du nucléaire iranien… George Bush, apparemment, a décidé de ne pas en tenir compte. Pourtant c’est le même homme qui, en 2003, a décidé d’intervenir militairement en Irak sur la seule foi de ces services de renseignement… Mais il ne faut pas exclure le fait que ces services aient été sciemment abusés. Alors, la question reste posée. Malgré ce rapport qui conclut à l’arrêt du programme nucléaire militaire de Téhéran, les Etats-Unis attaqueront-ils l’Iran ? Pour certains experts, la question n’est même plus celle-là mais bien plutôt celle-ci : « Quand les Etats-Unis atta-queront-ils ? » Bien sûr, il faut faire la part de la propagande et de l’épreuve de force tactique et psychologique qui se joue entre les deux pays. Mais George Bush nous a déjà donné la preuve en Irak et en Afghanistan qu’il n’hésitait pas à se lancer dans des guerres aussi hasardeuses que dangereuses. Et encore récemment, l’amiral Michael Mullen, nouveau chef d’état-major inter-armées et militaire états-unien le plus gradé, a déclaré : « Je n’exclurai jamais l’option militaire vis-à-vis de l’Iran ! ». D’ailleurs, pour ces mêmes experts, la guerre aurait déjà commencé : une guerre secrète menée avec des opposants iraniens. Essentiellement des actions de sabotage opérées par des commandos agissant à l’intérieur des frontières du pays. Une guerre, si Washington prenait le risque de l’entreprendre afin d’anéantir le potentiel nucléaire iranien, aurait à coup sûr des conséquences innombrables. Non seulement parce que toute la région – et peut-être même au-delà –serait déstabilisée, mais aussi parce que les plans militaires américains prévoient la possibilité d’utiliser des bombes atomiques tactiques. Seuls ces engins seraient en effet capables de détruire les installations nucléaires iraniennes profondément enterrées. Mais ce serait évidemment ouvrir la boîte de Pandore et briser un tabou… Monsieur X, qui a étudié ce dossier complexe, révèle quelques incroyables bévues de la CIA et essaie de répondre à cette autre question : faut-il vraiment avoir peur de l’Iran ? Derrière les gesticulations menaçantes et caricaturales du président iranien Mahmoud Amadinejad et un obscurantisme religieux qui oblige la moitié de sa population à porter un tchador, se dissimule une véritable puissance régionale. Alors, une citation avant d’entendre Monsieur X… Quelques lignes que j’ai trouvées dans un livre collectif paru en 2007 chez Fayard : "L’Iran au XX° siècle", et qui présente ainsi l’ancienne Perse : "70 millions d’habitants, un vaste territoire confinant aux frontières de presque tous les Etats qui comptent dans la région, des richesses énergétiques exceptionnelles, des élites nombreuses, bien formées, une culture intellectuelle, artistique ou scientifique sans équivalent dans la région."

programmation musicale

Chemirani

Agar Tché (Quoi Que) label: Harmonia Mundiparution: 2002### Amine et Hamza

Pour un sourire (instrumental) album: Things may changelabel: Arionparution: 2004### Amine et Hamza

Ne pleure pas album: Things may changelabel: Arionparution: 2004

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