Pour les spécialistes du renseignement, ce sont des « illégaux »… Des espions qui opèrent à l’étranger sans couverture diplomatique, immergés dans la société où ils vivent. En fait, cette appellation a surtout été utilisée pour désigner les agents du KGB et des services des pays de l’Europe orientale installés clandestinement à l’Ouest. Mais il est évident qu’il existait des illégaux de part et d’autre du Rideau de fer. Et la fin de la Guerre froide n’a certainement pas mis fin à un système qui a fait ses preuves par le passé. Surtout à une époque où la question de l’intelligence économique devient de plus en plus cruciale. L’agent illégal dont m’a parlé Monsieur X cette semaine s’appelait Kaarlo Tuomi. Et aujourd’hui encore, malgré la déclassification d’un certain nombre de dossiers, tant à l’Est qu’à l’Ouest, il demeure une énigme. Qui était-il vraiment ? Quelle était sa véritable mission ? Etait-ce un agent double ? Et qui trahissait-il réellement ? Les Américains ou les Soviétiques ? Ou les deux à la fois ? Autant de questions que j’ai posées à Monsieur X qui à cette occasion donne un coup de projecteur sur la guerre secrète qui opposait l’Est et l’Ouest dans une atmosphère à la John Le Carré… Car Tuomi était un espion qui venait vraiment du froid.

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