Quarante ans ont passé depuis la fin du conflit. Et pourtant, nous, Français, ne cessons pas d’être concernés par ce qui se passe en Algérie. Nous en avons encore eu la preuve ces dernières semaines avec le procès des auteurs des attentats qui ont ensanglanté Paris en 1995. Car la France, qu’elle le veuille ou non, est impliquée dans la deuxième guerre d’Algérie, comme certains historiens l’ont appelée. Ne serait-ce que parce que nous abritons une importante communauté d’origine algérienne. En réalité, et malgré l’indépendance, les Algériens n’ont jamais coupé le lien avec l’ancien colonisateur. Même si l’on peut estimer que le régime algérien s’est construit contre la France. La France repoussoir, la France soupçonnée en permanence de se mêler des affaires algériennes, la France où l’on exporte sa violence. Mais la France qui demeure le premier parte-naire économique de l’Algérie et vers qui l’on regarde en permanence… Liens culturels, affectifs : curieuse relation d’amour-haine. Avec Monsieur X, nous avons souvent parlé de l’Algérie. A propos de l’exécution du président Boudiaf, par exemple. Ou encore plus récemment, en évoquant l’assassinat des sept moines de Tibhirine. Mais s’il a choisi cette semaine de revenir sur ce sujet, c’est à cause de l’actualité de ce procès des poseurs de bombes du GIA. Une affaire qui dissimule bien des mystères et qui, pour mon interlocuteur, trouve son origine dans la nature même du régime algérien et de la société algérienne.

programmation musicale

ZEN ZILA/H Chaib

La ville blanche label: Naïve### Didier GREBOT

L'âge d'or label: Sergent Major### Cherif Kadda HADRIA

Octobre 61 label: Milan

L'équipe

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