C'est en quelques jours seulement que l'empire soviétique s'est délité. Mikhaïl Gorbatchev quitte le pouvoir. Retour sur cette aventure potentiellement séditieuse qui a permis à Boris Eltsine de devenir le nouveau tsar de la Russie.

Le 13 janvier 1991, les troupes spéciales soviétiques interviennent à Vilnius, la capitale de la Lituanie. Quatorze personnes tombent sous leurs balles. Est-ce Gorbatchev qui, après avoir été encensé en Suède, a ordonné ce massacre ? Ou bien a-t-il été victime d'un complot destiné à le perdre ? 

Retour sur le début d'un processus qui conduira inévitablement à l'implosion de l'Empire et donc à la fin de l'U.R.S.S. C'est une question qui demeure controversée aujourd'hui encore : Gorbatchev est-il tombé dans un piège tendu par ses adversaires ? Qui étaient ses adversaires ? Les conservateurs putschistes qui tenteront au mois d'août 1991 de le renverser ? Ou les modérés qui ont dénoncé un peu plus tôt sa dérive dictatoriale et qui, sous le drapeau de Boris Eltsine, viendront à bout du régime soviétique peu après l'échec du putsch et démembreront l'U.R.S.S ? 

La question est d'autant plus actuelle que l'homme fort de la Russie d'aujourd'hui, Vladimir Poutine, a toujours considéré que ce démantèlement avait été la plus grande catastrophe géopolitique qu'ait connue son pays et qu'il rêve de reconstituer cet empire défunt.

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